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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 08:41

micèle tabarotChers amis, je vous invite à découvrir l’interview de Michèle Tabarot parue dans le Figaro de ce jour.

Vous pouvez la consulter sur le site du journal « Le Figaro » en cliquant ici.

LE FIGARO.- À une semaine de l’élection à la tête de l’UMP, les jeux sont-ils faits?

Michèle TABAROT.- En tout cas, il n’est pas question de lever le pied. Jean-François Copé mènera campagne sur le terrain jusqu’au bout, avec son équipe. J’étais moi-même samedi en Lozère et dimanche à Montauban. Chaque nouvelle rencontre avec les militants a un impact. Cela dit, cette campagne a été longue et je pense qu’entre les meetings, les discussions avec les candidats et le débat télévisé entre Jean-François Copé et François Fillon, nos adhérents se sont forgé une opinion sur celui qui assumera le mieux la fonction de leader de l’opposition.

Comment jugez-vous le climat de cette campagne?

Nous avons connu des moments de tension au début de la campagne, puis les choses sont rentrées dans l’ordre, mais elles se dégradent à nouveau. Quand j’entends Valérie Pécresse affirmer que Jean-François Copé n’avait rien fait lorsqu’il était au gouvernement ou François Fillon consacrer quasiment toute une interview à dénigrer Jean-François Copé et les idées qu’il porte, j’y vois le signe d’une certaine nervosité. Il n’y a pas si longtemps, l’équipe Fillon distribuait les postes au sein de la future direction du parti. Aujourd’hui, on sent qu’elle est beaucoup moins sûre du résultat final car elle comprend que ce sont les militants qui feront la décision, et pas les sondages ni les ralliements savamment distillés.

La campagne a-t-elle permis de faire apparaître les différences entre les candidats?

Oui. Jean-François Copé a vraiment incarné une opposition tonique, par rapport à un François Fillon moins pugnace et moins présent dans les médias. Copé est apparu plus proche des préoccupations des Français, et Fillon plus tourné vers l’échéance présidentielle.

Le procès en «droitisation» intenté à Jean-François Copé lui a-t-il nui?

L’idée d’une droite décomplexée correspond à leurs attentes. Face à une gauche qui concentre tous les pouvoirs, nos adhérents veulent se faire entendre sur les sujets qui les touchent au quotidien, y compris en descendant dans la rue, mais bien sûr de façon républicaine, digne et respectueuse d’autrui. Quand la droite républicaine n’ose pas aborder certaines questions qui préoccupent ses électeurs, ils trouvent qu’elle manque de courage et ils sont tentés de se tourner vers les extrêmes. Nous, nous ne fermons pas les yeux devant les situations difficiles. Nous en parlons et nous proposons des solutions.

Que répondez-vous à François Fillon quand il dit sa fierté de n’avoir pas
«cédé à la rue»?

Qu’il ne s’agit pas de descendre dans la rue pour un oui ou pour un non, mais quand le sujet l’impose. D’ailleurs, Éric Ciotti, avec lequel j’ai débattu samedi sur France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, a dit qu’il était d’accord avec l’idée de manifester. Et il est le directeur de la campagne de François Fillon.

Copé a-t-il eu raison de s’engager à être au côté de Sarkozy si l’ancien président faisait son retour en politique?

Oui, et c’est l’une des différences importantes entre lui et François Fillon, que la campagne a permis de faire apparaître. Jean-François Copé a été clair, et la clarté est toujours un plus.

Vous postulez à la fonction de secrétaire générale. Quelles seront vos priorités?

Ce rôle implique une très grande proximité avec nos militants. Je suis secrétaire départementale des Alpes-Maritimes depuis dix ans, déléguée à la formation depuis deux ans, présidente de l’association nationale de nos élus locaux. Je connais parfaitement le fonctionnement des fédérations et leurs problèmes quotidiens, et je suis une élue de province. C’est l’une des raisons pour lesquelles Jean-François Copé m’a choisie, plutôt qu’un Parisien ou une Parisienne. Quand il a pris la tête du parti, il a découvert que dans un tiers des cantons, l’UMP n’avait pas de candidat! Nous avons pris le problème à bras-le-corps et, si nous sommes élus, j’accélérerai ce qui est pour moi le chantier prioritaire: le recrutement et la formation de nos candidats aux futures échéances électorales, à commencer par les municipales.

François Fillon propose que les militants choisissent tous les candidats à toutes les élections. Et vous?

Dans certains cas, l’organisation de primaires sera nécessaire.

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