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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 16:44

TGVRéseau ferré de France (RFF) vient de dévoiler le projet d’aménagement des voies au nord de la Ville rose, en prévision de l’arrivée du TGV Paris-Toulouse via Bordeaux. Un chantier estimé à 566 millions d’euros, qui doit par ailleurs permettre de créer une ligne de type RER entre Castelnau d’Estrétefonds et Toulouse avec sept gares desservies et un train tous les quarts d’heure aux heures de pointe.

Dans les faits, il s’agit de moderniser un tronçon de dix-neuf kilomètres, couvrant cinq communes. Les principaux aménagements comprennent la mise à quatre voies entre Saint-Jory et la gare de Toulouse-Matabiau, la création d’un terminus partiel à Castelnau d’Estrétefonds et la la création d’une interconnexion avec le métro entre la halte de route de Launaguet et la station La Vache (ligne B).

Ce vaste chantier comprend aussi huit ouvrages de franchissement routiers, près de trois kilomètres de reprise de berges le long du canal latéral à la Garonne, et plus de sept kilomètres de murs acoustiques. « Douze habitations et onze bâtis à caractère industriel et commercial restent dans les emprises. Ils seront donc acquis et les propriétaires (et exploitants dans le cadre d’activités économiques) indemnisés », précise par ailleurs RFF.

L’enquête publique sur ce projet, baptisé AFNT (Aménagements ferroviaires au nord de Toulouse), sera menée du 14 octobre au 8 décembre. La mise en service est prévue en 2024, en même temps que l’arrivée du TGV dans la Ville rose. L’objectif est de permettre de doubler le nombre de trains en circulation chaque jour sur le tronçon (116 en moyenne aujourd’hui), et d’accueillir 15.000 à 20.000 voyageurs quotidiens contre 6000 actuellement.

 

Touleco

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 09:30

L’avis d’enquête publique concernant le Grand Projet Ferroviaire du Sud-ouest portant sur la réalisation par Réseau Ferré de France des aménagements ferroviaires au nord de Toulouse dans le département de la Haute-Garonne est disponible au téléchargement. L’avis d’ouverture concerne l’enquête préalable de la mise en compatibilité du plan local d’urbanisme de Castelnau d’Estrétefonds. La commission d’enquête pourra être rencontrée à la mairie de Castelnau le  lundi 10 novembre de 14 à 17h et le vendredi 21 novembre de 9 à 12h. Vous pouvez télécharger cet avis sur le site de la mairie : http://www.mairiecastelnau.fr. Vous le trouverez également à la gare ou aux abords du pont du canal mais il est impossible de s’y arrêter ou en cliquant sur le lien suvant : L’avis d’enquête publique

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 16:34

TGVManuel Valls était hier à Bordeaux pour visiter le chantier du viaduc de la Dordogne, l’ouvrage d’art le plus important des 302 km de voies nouvelles de la LGV Paris-Bordeaux. Le Premier ministre, pour qui ce chantier est un “symbole de l’optimisme français”, a annoncé le lancement des enquêtes publiques pour les liaisons Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. Une déclaration qui réjouit les élus midi-pyrénéens.
 
Le Premier ministre Manuel Valls a visité le chantier du viaduc de la Dordogne, principal ouvrage d'art de la ligne à grande vitesse qui mettra Paris à 2 h 05 de Bordeaux en 2017. L'occasion pour le chef du gouvernement de rappeler son attachement aux entreprises, prenant comme exemple Cosea, groupement d’entreprises en charge de la réalisation du chantier de la LGV. "Les entreprises qui font preuve de génie architectural, de génie technique pour parvenir à franchir les obstacles, comme c'est le cas ici en Gironde sur la Dordogne, sont celles qui créent la richesse. On a besoin d'entreprises comme celles-là." 


Dans ce chantier, le plus important d'Europe continentale dans le domaine des infrastructures ferroviaires, Manuel Valls a voulu voir un symbole. 
"Grâce à ce grand chantier, la France démontre qu'elle reste un grand pays, la cinquième puissance économique du monde. Nous devons faire la démonstration de notre optimisme en réalisant de grands projets comme celui-là."
 Un projet qui s'inscrit dans un programme plus vaste : la liaison à grande vitesse vers Toulouse et l'Espagne, qui était au menu de l'intervention du chef du gouvernement.

Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax : les enquêtes publique lancées
Hier, le Premier ministre a en effet annoncé le lancement, le 14 octobre (jusqu'au 8 décembre), des enquêtes d'utilité publique des deux futurs prolongements de la LGV après Bordeaux, vers Toulouse et vers l'Espagne via Dax. Les arrêtés qui permettent le lancement de ces enquêtes publiques ont été signés le 25 août. "Une excellente nouvelle pour le projet de LGV Paris-Toulouse, pour Martin Malvy, président du Conseil régional Midi-Pyrénées. Le calendrier prévisionnel est ainsi parfaitement respecté."

En effet, sauf problèmes de financement, le chantier de la LGV Paris-Toulouse devrait pourvoir démarrer en 2017, pour une mise en service en 2024. 
"Le Premier ministre confirme par-là que la section Tours-Bordeaux, bientôt achevée, s’inscrit dans un projet unique qui doit desservir Toulouse d’une part et le sud de l’Aquitaine, d’autre part. (…) L’annonce de Manuel Valls donne le coup d’envoi opérationnel du projet" se réjouit Martin Malvy.

Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Midi-Pyrénées et par ailleurs président d’Eurosud Transport, association qui promeut l’arrivée de la LGV jusqu’à Toulouse, se félicite lui aussi de cette annonce. "Le gouvernement a confirmé le calendrier avec le lancement de l’enquête publique. Nous nous y préparons, avec les collectivités concernées, en organisant le matériel de campagne, car nous savons qu’il y aura toujours des opposants." Il souligne également "le lobbying réalisé par Bruno Cavagné, président de la FNTP" en rappelant que ce chantier allait entraîner "la création de 5.000 emplois directs et autant indirects". Mais Jean-Louis Chauzy voit plus loin. "En 2015, il faudra donner un coup d’accélérateur au prolongement vers Montpellier car la grande région ne se fait pas avec l’Aquitaine. On ne peut pas dire Montpellier, ce sera dans 15 ans."

Parmi les opposants au projet de LGV, Europe Écologie - Les Verts défend un aménagement des voies existantes. "Les écologistes participent toujours aux enquêtes d'utilité publique, assure Gérard Onesta, conseiller régional de Midi-Pyrénées. Je suis très favorable à l'arrivée du TGV à Toulouse. Mais je pense, étant donné les finances de l’État et des collectivités, que la seule façon d'y arriver avant 15 ou 20 ans, c'est d'aménager les voies existantes. On ne sera peut-être pas à 3h05 de Paris mais à 3h20 mais cette solution est quatre fois moins chère."

La question du financement
Une question du financement que Jean-Louis Chauzy ne nie pas. "Il manque 400 M€ pour le tronçon Tours-Bordeaux, rappelle Jean-Louis Chauzy. Il serait bien qu'en 2015, il y ait une première réunion du comité de financement pour la partie Bordeaux-Toulouse. Je ne suis pas sûr que l’État et les collectivités puissent le financer seuls."

Dans son intervention à Bordeaux, Manuel Valls a souligné son attachement aux grands chantiers et précisé que la nouvelle version des contrats de plan État-Région devrait être signée d'ici la fin de l'année et que "le niveau d'investissement de ces contrats de plan sera ambitieux : 1,8 Md€ par an, dont 950 M€ sur le volet mobilité et transport." 
Le rail ne sera pas l'unique secteur d'investissement de ces nouveaux CPER, loin s'en faut, puisque le ministre a néanmoins précisé que si le Grenelle de l'environnement prévoyait la couverture intégrale du pays par des lignes à grande vitesse, "c'était irréaliste. Le TGV ne trouve sa pertinence économique qu'avec un fort niveau de trafic." 


Message reçu cinq sur cinq par Xavier Huillard, PDG de Vinci, groupe actionnaire de Lisea et Mesea, regroupements qui vont précisément exploiter, pendant 50 ans, la ligne Tours-Bordeaux une fois qu'ils l'auront construite. "Nous savons que nous livrerons le chantier dans les temps. Maintenant, il nous faut pouvoir exploiter la ligne correctement. Nous nous y préparons avec la SNCF et RFF tout en espérant qu'économiquement, d'ici à 2017, les choses iront mieux pour la France en particulier et pour l'Europe en général. En attendant, nous sommes persuadés que l'outil ainsi disponible créera l'usage. Nous croyons fermement que la mise en service de l'infrastructure aura un effet démultiplicateur sur le trafic et sur l'économie." Une démonstration d'optimisme que n'aurait pas renié Manuel Valls.

Objectif News

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 11:43

TGV 150Les enquêtes publiques pour les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax seront lancées dès le mois de juin prochain, et les déclarations d’utilité publique en 2015. Le préfet coordonnateur du Grand Projet du Sud-Ouest, Michel Delpuech, l’a confirmé hier à Bordeaux.

«Nous avons établi la feuille de route pour que le calendrier soit respecté après les décisions annoncées par le ministre des Transports le 23 octobre dernier : réalisation de Bordeaux-Toulouse en 2024, Bordeaux-Dax en 2027, et Dax-Espagne d’ici 2032» a-t-il indiqué.

Les trois enquêtes d’utilité publique seront donc lancées courant juin 2014 pour une durée de 4 à 8 semaines. Selon Réseau ferré de France, «elles concerneront au total 113 communes, dont cinq à la sortie nord de Toulouse : Toulouse, Fenouillet, Lespinasse, Saint-Jory et Castelnau-d’Estrètefonds. Ces deux dernières auront d’ailleurs le privilège de répondre à deux enquêtes différentes : l’une pour l’aménagement des voies existantes pour la sortie de Toulouse, et l’autre pour la voie nouvelle».

Les commissaires enquêteurs disposeront ensuite d’un délai d’un mois pour remettre leurs conclusions, avant que les préfets ne signent, dans un délai d’un an, les déclarations d’utilité publiques pour la sortie de Toulouse et celle de Bordeaux, soit à la fin de l’été 2015.

Le Conseil d’État aura 18 mois maximum pour signer un décret pour la DUP concernant l’ensemble des voies nouvelles. Ce qui nous amène au plus tard au printemps 2016.

«Ces procédures doivent être menées avec rigueur pour ne pas prendre de retard. Les oppositions existent, il pourra y avoir des recours» affirme le préfet.

Le corridor Atlantique

Le chantier proprement dit ne débutera qu’après de nombreuses étapes préparatoires : procédures de loi sur l’eau, archéologie préventive, enquêtes parcellaires, prise en compte des espèces protégées.

Les acquisitions foncières mettent en jeu 4 800 hectares et 400 bâtis sur 5 départements !

Il faut aussi surmonter les obstacles financiers. La suspension de l’écotaxe qui devait abonder l’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France (AFITF) n’est évidemment pas neutre.

Sur la partie Bordeaux Tours, le préfet se veut cependant optimiste. «Sur les 1,3 milliards d’euros attendus des collectivités, il y a actuellement des freins sur 300 millions. Mais plusieurs collectivités ont indiqué qu’elles allaient reprendre leurs règlements, notamment en Midi-Pyrénées» souligne le haut fonctionnaire, indiquant que l’Europe devrait participer au financement des portions Bordeaux-Dax et Dax-Espagne, qui font partie d’un des neuf futurs corridors prioritaires de transport européen, le «corridor atlantique».

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 12:21

TGV 1352En complément de l’approbation ministérielle du 30 mars 2012 et en cohérence avec le programme d’investissements d’avenir présenté par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault le    9 juillet dernier, Frédéric Cuvillier a arrêté le 23 octobre 2013 le tracé définitif des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax et défini le schéma de réalisation du GPSO selon deux phases : 
 - la première phase constituée des lignes nouvelles entre Bordeaux et Toulouse et le sud-Gironde et le raccordement de Dax,
- la seconde phase constituée de la ligne nouvelle entre Dax et la frontière espagnole.

Cette décision permet à Réseau Ferré de France d’entreprendre les premières étapes préalables à la phase d’enquête d’utilité publique prévue au premier semestre 2014 pour la première phase, soit pour les trois opérations suivantes : les lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax (grande vitesse) et les aménagements ferroviaires au Sud de Bordeaux et au Nord de Toulouse (transport du quotidien).

Téléchargez le communiqué de presse du ministre des Transports du 23 octobre 2013.

GPSO

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 12:13

TGV_1379.jpgLe lancement de la liaison Toulouse-Barcelone en TGV pourrait être repoussée en 2014 selon un média catalan. La SNCF dément l’information ce jeudi.

Au printemps dernier, Martin Malvy, le président de la Région Midi-Pyrénées avait annoncé l’arrivée d’un Toulouse-Barcelone direct en TGV pour octobre 2013.

Puis, le 11 octobre dernier, des informations laissaient penser qu’il serait effectif en décembre 2013.

Il faudra peut-être patienter jusqu’en 2014 avant d’aller passer Noël au balcon de Barcelone en 3h de temps depuis Toulouse.

C’est le site internet catalan La Clau qui ce mercredi 29 octobre a développé  l’information dans ses colonnes et rapporte notamment des propos tenus par la ministre de l’Équipement et des Transports en Espagne, Ana Pastor. « Le gouvernement français ne m’a rien communiqué au sujet de décembre, je me suis entretenue avec le ministre français et , nous oeuvrons tous deux dans la même direction. Les techniciens de la SNCF et de la Renfe (l’équivalent de la SNCF en Espagne) travaillent pour l’homologation des trains, mais nous ne disposons pas de cette date que j’aimerais tellement pouvoir donner », aurait-elle indiqué à l’époque.

Du côté de la SNCF, on reste sur la position donnée il y a quelques semaines. « Nous n’avons jamais donné de date précise quant au lancement de la liaison à grande vitesse Toulouse-Barcelone et nous restons toujours dans l’optique du dernier trimestre 2013. 

Les équipes de SNCF et de Renfe travaillent en parfaite collaboration pour lancer le service dès que possible et pour résoudre les dernières questions techniques afin de permettre l’homologation croisée des matériels roulants de Renfe et SNCF.

Nous sommes toujours en phase dans cette phase de test d’homologation du matériel et dès que tout sera ok, nous pourrons confirmer le lancement de la ligne lors du changement de service le 15 décembre et dans la foulée commercialiser l’offre », nous annonce la SNCF.

La Voix du Midi

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 12:03

TGV 150Le Gouvernement a reculé sur son projet d’écotaxe poids-lourds. C’est une bonne chose pour trois raisons.

D’abord, parce que ce dispositif ne s’accompagnait pas d’un plan de ferroutage ambitieux. Ensuite, parce qu’il s’inscrivait dans un contexte de matraquage fiscal quotidien. Enfin, parce que les entreprises sont déjà suffisamment fragilisées par la crise économique.

Mais, incapable de donner plus de précisions sur le financement, le Gouvernement avait indiqué pouvoir certifier l’arrivée du TGV à Toulouse en 2024 grâce à l’affectation de l’écotaxe poids-lourds au budget alloué à l’agence de financement des infrastructures de transport (AFIT).

Donc, la suspension de l’écotaxe semble entraîner mécaniquement la suspension du projet de LGV Bordeaux-Toulouse.

Inquiet de cette situation qui me fait craindre un nouveau report, je saisis le Ministre des Transports d’une Question écrite que vous trouverez en cliquant ici.

Jean-Luc MOUDENC
Député de Toulouse

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 11:55

TGV 150Dans mon billet du 23 octobre dernier, je vous faisais part du énième retard de la LGV Bordeaux-Toulouse. Comme je l’indiquais, ce retard était maquillé en bonne nouvelle et nous faisait constater d’un nouveau couac entre le maire sortant et le gouvernement. De plus, le gouvernement reste imprécis sur le financement, notoirement incomplet de ce projet.

Mon inquiétude grandit encore à l’annonce de plusieurs Conseils Généraux qui viennent de suspendre leur financement. En effet, le Conseil Général de la Charente-Maritime réclame des assurances quant aux prolongements vers Toulouse et l’Espagne. Et il n’est pas le seul puisqu’il est rejoint par la Région Poitou-Charentes, le Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques et la communauté de communes de Pau.

Dominique Bussereau, président du département de la Charente-Maritime reste critique quant au calendrier des nouvelles lignes et précise « J’avais prévu qu’après l’arrivée de la LGV à Bordeaux on commence immédiatement vers Toulouse » car « on ne peut pas laisser la 4e ville de France à l’écart du reste de l’Europe du TGV. Prendre du retard sur Toulouse est une erreur magistrale ». Vous trouverez son entretien complet en cliquant ici.

Tout porte à penser que ce projet, qui est un vecteur économique majeur pour le sud-ouest de la France et qui implique également la péninsule ibérique, soit en train de prendre l’eau de toutes parts.

Jean-Luc MOUDENC
Député de Toulouse

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 18:23

moudenc 89Le Ministre des Transports annonce l’arrivée du TGV à Toulouse en 2024 et le début du chantier en 2018.

Présentant cela comme une bonne nouvelle, il ne précise pas qu’il s’agit d’un nième décalage du calendrier. Le TGV devait en effet arriver à Toulouse en 2020-2021 !

En juillet dernier, le Maire de Toulouse indiquait: «L’engagement pris par le gouvernement va permettre de respecter le calendrier prévu. L’enquête publique sera effectuée dès septembre 2013 pour que le tronçon Bordeaux-Toulouse puisse se faire dans la continuité du tronçon Tours-Bordeaux »

Or, d’une part, le tronçon Tours-Bordeaux sera achevé en 2017. Il s’écoulera un délai d’un an entre sa mise en service et le démarrage du chantier Bordeaux-Toulouse. C’est une aberration sur le plan technique et des surcoûts en perspective !

D’autre part, l’enquête publique devrait commencer, d’après le Ministre, en...juin 2014, soit presque un an plus tard que ce qu’annonçait Pierre COHEN.

Alors que trois mois seulement se sont écoulés depuis les dernières annonces gouvernementales, la LGV Bordeaux-Toulouse accuse déjà un nouveau retard !

Après les couacs entre Ministres, voici les contradictions entre le Maire sortant et le Ministre des Transports...

Il y a de la friture socialiste sur la Ligne à Grande Vitesse...et ce sont les Toulousains qui trinquent.

Plus inquiétant encore, le Gouvernement reste imprécis sur le financement, notoirement incomplet. Je lui demande d’apporter des réponses concrètes sur ce point, seule façon de crédibiliser ses annonces.

Jean-Luc MOUDENC
Député de Toulouse

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 18:18

TGV_1378.jpgLe Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest a désormais son tracé. Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a officialisé la future mise en service de la LGV Bordeaux-Toulouse en 2024 et de la LGV Bordeaux-Dax en 2027. Une annonce qui ne satisfait qu’à moitié Jean-Louis Chauzy, président d’Eurosud Transport, et qui suscite le débat chez les élus locaux.

La nouvelle a été annoncée le 23 octobre par Frédéric Cuvillier, ministre des Transports : le tracé du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest est désormais arrêté. Dans la première phase devant être mise en œuvre avant 2030, deux grands chantiers ont ainsi été programmés. Sans surprise, la Ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse, qui nécessitera un investissement de 5,9 milliards d’euros, devrait être mise en service à l’horizon 2024. En revanche, une autre ligne, reliant le Bordeaux et Dax, a également été inclue au programme. Un chantier de 3,2 milliards d’euros, livrable en 2027. "L’ajout de cette seconde liaison était l’un des grands enjeux du colloque que nous avons organisé à Paris le 9 octobre dernier" (lire notre article), se félicite Jean-Louis Chauzy, président d’Eurosud Transport, outil de veille et de promotion en faveur des grands projets de transports régionaux.

La question du calendrier

"Notre mobilisation, aux côtés des élus, a porté ses fruits, ajoute Jean-Louis Chauzy. C’est une réelle avancée. Toutefois, nous restons vigilants quant à la cohérence globale du projet, qui ne prévoit pas en effet, pour le moment, la réalisation des sections Montpellier-Perpignan et Toulouse-Narbonne". Des tronçons qui seraient nécessaires, selon le président d’Eurosud Transport, à l’interconnexion totale de Toulouse avec la Méditerranée. "L’idée n’est pas seulement de placer la ville en situation "idyllique" en 2024, insiste Jean-Louis Chauzy. Toulouse n’a pas vocation à devenir un cul-de-sac. Un nouveau calendrier doit absolument être mis en place pour clarifier la situation".

"Une excellente nouvelle"
Du côté des représentants politiques locaux, après l’annonce du ministre, l’enthousiasme était – presque – général.  Pour Pierre Cohen, maire de Toulouse, "c’est une excellente nouvelle, l’aboutissement logique et légitime du combat sans relâche que nous avons mené aux côtés de la Région et du Département pour inscrire notre métropole dans le réseau européen de la grande vitesse". Même son de cloche chez Pierre Izard, président du conseil général de la Haute-Garonne : "Patience, ténacité et mobilisation locale trouvent aujourd’hui leur écho favorable dans cet engagement financier que nous attendions de la part de l’État".

"On maquille le retard en bonne nouvelle"
Un avis partagé par Martin Malvy, président du conseil régional Midi-Pyrénées, qui, estimant que "tout est désormais en place", assure cependant ne pas oublier "même si c’est après 2030", le tronçon Toulouse-Narbonne, "qui inscrira définitivement le Sud-Ouest dans le réseau européen de la grande vitesse".  Reste cependant quelques voix dissonantes, comme celle de Jean-Luc Moudenc, député de la Haute-Garonne et candidat aux prochaines municipales toulousaines. "Le gouvernement maquille le retard en bonne nouvelle, ironise-t-il. Et plus inquiétant encore, il reste imprécis sur le financement du projet, notoirement incomplet".

Quid du financement ?
Un possible facteur de blocage que Martin Malvy et son homologue d’Aquitaine, Alain Rousset, soulignent également. Pour eux, il est impératif que l'ensemble des collectivités concernées "reprennent le versement de leur part de financement dans le projet". Jean-Louis Chauzy ne dit pas autre chose. "Dans un projet comme celui-ci, basé sur le modèle du cofinancement, chaque territoire paye pour son voisin, rappelle-t-il. Certaines collectivités se sont déjà retirées du jeu et d’autres se demandent sérieusement pourquoi elles paieraient. L’urgence est là. Il faut absolument boucler les montages financiers des chantiers annoncés, tout en travaillant sur la continuité". Les travaux de la LGV Bordeaux-Toulouse devraient débuter en 2018. Eurosud Transport a prévu d’organiser un nouveau colloque à l'automne 2014, mais cette fois-ci en Languedoc-Roussillon.
Objectif News

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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