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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 06:59

francois-fillon4Dans le cadre de la campagne pour la présidence de l'UMP, François Fillon tiendra un meeting ce soir à Toulouse à 19h30, salle Jean Mermoz, 7 allées Gabriel Biénès. Il a répondu à la Dépêche Du Midi.

Ne vous trompez-vous pas d'élection en faisant une campagne qui ressemble plus à celle d'une primaire pour la présidentielle qu'à une élection pour la direction d'un parti, l'UMP ?

Je ne comprends pas ce raisonnement qui consiste à dire qu'un candidat à la présidence du premier parti de France, en nombre de militants, ne puisse pas s'adresser à l'ensemble des Français. J'ai fait le choix de mener une campagne de rassemblement de ma famille politique, de proposer un projet d'espoir destiné à l'ensemble de Français et de moderniser le fonctionnement de notre parti. Car je le redis, mon parti c'est mon pays.

Avec Copé incarnez-vous vraiment deux lignes politiques différentes sur le fond ou bien s'agit-il seulement de deux stratégies distinctes ?

J'ai fait le choix dès le début de cette campagne d'une stratégie de rassemblement autour d'un projet de redressement national. Oui cette stratégie de rassemblement de la droite et du centre me différencie de Jean-François Copé qui a choisi plutôt de cliver. L'UMP ne doit pas seulement être une force d'opposition, elle doit être une force d'alternance. Sur le fond, nous sommes issus de la même famille politique, nous avons des valeurs communes mais avec des approches différentes qui tiennent à nos expériences et nos parcours

Copé n'a-t-il pas raison de dire que cette campagne se déroule sur ses thèmes ?

Non, il ne faut pas seulement dénoncer mais proposer. Je suis constant dans les thèmes de ma campagne : je fais une campagne sur le fond en évoquant la crise, le déclin de la France qui nous guette et les conséquences pour notre société et les solutions que je préconise.

Il y a quelques semaines vous disiez que vous n'étiez pas moins à droite que Copé, et lundi soir vous avez déclaré que vous vouliez rassembler la droite, le centre et même la gauche. N'est-ce pas contradictoire ?

Il n'y a aucune contradiction entre un positionnement à droite et la volonté de rassembler les Français derrière un projet. Être de droite, c'est adhérer à des valeurs, des idées, une ambition pour la France et se situer dans la lignée d'un héritage historique. On ne se situe pas à droite en fonction uniquement de l'existence des partis qui nous entourent. Je suis issu d'une droite gaulliste qui considère qu'il est dans notre devoir de s'adresser au peuple de France, dans son ensemble, en se situant au-dessus des partis politiques. Je souhaite que mon projet suscite un nouvel espoir chez les Français qui ont été séduits par les populismes et ceux qui se sont détournés de la droite pour voter en faveur de François Hollande.

Vous avez haussé le ton face à Copé, cela ne traduit-il pas une nervosité de votre part à quelques jours du scrutin ?

J'ai mené une campagne comme je la souhaitais, faite de propositions pour la France et pour une modernisation de l'UMP. Je ne peux pas dire que le parti ait facilité ma candidature ainsi que celle des autres candidats. Je tirerai toutes les conséquences pour les prochains scrutins à l'UMP. Et, je tiendrai compte des difficultés que j'ai rencontrées pour améliorer les consultations futures et les rendre plus équitables J'ai subi aussi des attaques, mais je n'y répondrai pas.

Compte tenu de la violence des débats en cette fin de campagne, quelle place ferez-vous à Copé à l'UMP si vous gagnez ?

Si je suis élu Président de l'UMP, Jean-François aura toute sa place au sein de la direction de notre parti. Nous discuterons ensemble du rôle qu'il pourra tenir. Pour moi, l'unité du mouvement est un devoir. C'est un engagement que j'ai pris au moment où j'ai annoncé ma candidature et je le tiendrai.

Pour les municipales, Jean-Luc Moudenc est-il le mieux placé à votre avis pour porter les couleurs de la droite à Toulouse ?

Jean-Luc Moudenc a entamé la reconquête des territoires en récupérant, dès 2012, un siège de député qui était auparavant acquis à la gauche. C'est une belle victoire. Mais comme vous le savez, je suis favorable à des primaires pour désigner nos candidats dans les grandes villes. Si plusieurs candidats se considèrent légitimes pour porter les couleurs de la droite aux municipales, ce sera aux adhérents de l'UMP de trancher.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans Présidence de l'UMP
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