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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:40

presidentielle-019.jpgCondition enseignante, conception du travail et de l’autorité à l’école, réforme du collège : comparez les approches et les propositions de Nicolas Sarkozy et celles de François Hollande (quand il y en a…).

1. Nicolas Sarkozy a une vision pour l’école, François Hollande n’a exprimé aucune vision sur le sujet.

Le Président de la République est convaincu que l’école est un lieu d’éducation, de transmission de valeurs mais aussi de repères où le travail, l’effort, le mérite sont les clés de la réussite de chacun.

Pour lui, « l’école de la République, c’est l’école de l’autorité. » «L’école est le lieu où l’enfant rencontre pour la première fois une autre autorité que celle de ses parents. C’est le lieu où il rencontre l’autorité du savoir et la discipline collective. La jeunesse se construit dans la contestation de l’autorité. Mais pour qu’elle puisse un jour contester l’autorité, il faut d’abord qu’elle commence par appendre à la respecter. »

2. Nicolas SARKOZY veut des professeurs mieux payés et mieux reconnus, François HOLLANDE refuse de faire évoluer les salaires.

Depuis 2007, Nicolas SARKOZY a revalorisé la condition enseignante : malgré la crise, les salaires des débuts de carrière ont augmenté de 18% pour atteindre 2 000 euros brut par mois et les enseignants ont été les premiers bénéficiaires des heures supplémentaires revalorisées et défiscalisées que le candidat socialiste entend, s’il est un jour élu, supprimer. En tout, le pouvoir d’achat des personnels de l’éducation nationale a ainsi progressé de 1,4 milliards depuis 2007.

Aujourd’hui, le Président de la République propose d’aller plus loin et que « tout enseignant qui voudra travailler plus puisse le faire avec 26 h de présence dans l’établissement au lieu de 18h de cours, avec en contrepartie une augmentation de son traitement de 25 %, soit près de 500 € net par mois. »

François HOLLANDE considère que l’Etat français n’a pas assez d’argent pour augmenter le salaire des enseignants mais assez pour dépenser 2,5 milliards d’euros pour créer 60 000 nouveaux postes dans l’éducation.

Dans Libération, le 19 janvier 2012, Vincent PEILLON, son conseiller en charge des thèmes « éducation, enseignement supérieur, enseignement et formation professionnels, recherche, jeunesse » estime que les enseignants n’ont besoin d’aucune augmentation de salaire : « Tout le monde ne fonctionne pas qu’à l’appât du gain, et ce n’est pas la demande première des enseignants. C’est même beaucoup de mépris envers eux : il y a encore une autre culture, d’autres valeurs. »

3. Les propositions de François HOLLANDE ne sont tout simplement pas finançables.

60 000 postes, c’est 2,5 milliards d’euros par an sur le budget de l’Etat. C’est encore, sur 40 ans, 100 milliards d’euros sans même prendre en compte ce que coûteront les pensions de retraites de ces enseignants.

4. François HOLLANDE propose des réformes déjà mises en œuvre…par Nicolas SARKOZY.

François HOLLANDE propose un accompagnement personnalisé pour les élèves en difficulté, Nicolas SARKOZY l’a déjà fait et il bénéficie aujourd’hui à 1,3 millions d’enfants.

François HOLLANDE s’engage à « offrir à tout jeune déscolarisé de 16 à 18 ans une solution de formation, d’apprentissage ou un service civique », Nicolas SARKOZY l’a déjà fait avec les plateformes de lutte contre le décrochage qui ont permis à 56 000 jeunes d’obtenir un emploi ou une formation.

François HOLLANDE veut « rétablir une formation initiale digne de ce nom pour les enseignants », Nicolas SARKOZY l’a déjà fait. Depuis 2007, le Président de la République a élevé le niveau de qualification jusqu’au master et fait des universités le lieu de la formation des enseignants, en lieu et place des IUFM qui, de l’avis de tous, n’étaient plus adaptés aux exigences du XXIème siècle. C’est une première étape. Le Président de la République veut maintenant poursuivre le développement des masters en alternance et faire des universités des centres de ressources en matière pédagogique et professionnelle pour les professeurs.

5. Nicolas SARKOZY croit en une relation individuelle faite de confiance entre professeurs et élèves. François HOLLANDE est pour un partage du travail des enseignants et la multiplication des interlocuteurs pour l’élève.

Nicolas SARKOZY propose de créer les conditions d’une présence, d’une disponibilité prolongée des mêmes adultes, qui peuvent alors développer une vraie relation, faite d’autorité et de confiance, avec les élèves qui leurs sont confiés, et dont ils sont responsables.

François HOLLANDE veut multiplier le nombre d’adultes en multipliant les postes dans l’éducation.

Pour un enfant, ce n’est pas la même chose que d’être « ballotté » en main en main, pris en charge de nombreux adultes qui ne les connaissent pas.

6. Les propositions de François HOLLANDE sont contraires aux recommandations de l’OCDE

Une étude comparative internationale de l‘OCDE, parue en février, est venue appuyer la position de Nicolas SARKOZY sur la revalorisation de la condition enseignante et non pour l’investissement inconsidéré dans la multiplication des postes : « parmi les pays et les économies à revenu élevé, les plus performants investissent, en général, dans les enseignants » et de conclure que « lorsqu’il s’agit d’argent, la question à se pose n’est pas combien mais plutôt pourquoi ? ».

7. Nicolas SARKOZY veut responsabiliser les familles des élèves qui sèchent les cours. François HOLLANDE veut revenir sur la lutte contre l’absentéisme scolaire.

François HOLLANDE veut revenir sur le mécanisme de suspension des allocations familiales pour les élèves absentéistes, mises en place par le Président de la République. La raison ? Elle n’aurait « aucun effet ». Les chiffres de l’éducation nationale attestent pourtant du contraire : depuis janvier 2011, 33 000 avertissements aux parents d’élèves absentéistes n’ont entraîné que 171 suspensions des allocations familiales. Cela veut dire que 99% des élèves concernés ont repris le chemin de l’école. Nicolas SARKOZY entend maintenir ce système qui fait ses preuves : « L’école de la République, c’est un droit et c’est un devoir ».

La France Forte

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