Le Collectif des associations de défense de l'environnement (Cade) dénonce l'adoption par Conseil général des Pyrénées-Atlantiques de la convention de financement du tronçon de la LGV.
Le Collectif des associations de défense de l'environnement (Cade), fer de lance des mouvements anti-LGV au Pays basque, a dénoncé vendredi à Bayonne l'adoption par Conseil général des Pyrénées-Atlantiques de la convention de financement du tronçon de ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux.
Ce département, passé à gauche à l'occasion des dernières élections cantonales, a décidé jeudi soir à Pau d'approuver la participation de 79,8 millions d'euros qui lui est demandée pour ce tronçon de la future Ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique (LGV SEA).
"Hors de ses compétences territoriales, en soutien au (groupe) privé Vinci, la majorité PS du Conseil général a voté sans avoir tous les documents en main", estime le Cade dans un communiqué diffusé à Bayonne.
Selon ce collectif, qui avait exhorté les conseillers généraux du département à ne pas "embarquer les contribuables sur le Titanic", la convention adoptée constitue un "chèque en blanc", signé "les yeux fermés avec l'argent des contribuables".
"Non seulement les conseillers généraux PS n'avaient pas toutes les pièces en main, mais en plus ils ignorent totalement à quelle sauce ils seront mangés", poursuit le communiqué des anti-LGV, soulignant les questions qui restent en suspens sur les prolongements de la LGV Tours-Bordeaux vers l'Espagne et vers le Béarn.
Les Pyrénées-Atlantiques sont l'un des trois départements, avec les Landes et le Lot-et-Garonne, qui n'avaient pas encore signé la convention de financement du tronçon Tours-Bordeaux
Le Sud Ouest du 290411