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Pau : le Conseil général vote le budget LGV

TGV_707.jpgLe Conseil général des Pyrénées-Atlantiques a adopté jeudi soir la convention de financement du tronçon Tours-Bordeaux.

 

Les Pyrénées-Atlantiques sont l'un des trois départements, avec les Landes et le Lot-et-Garonne, qui n'avaient pas encore validé la participation qui leur est demandée pour le financement de ce tronçon de la future ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique (LGV SEA). C'est maintenant chose faite.

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Ce département, passé à gauche à l'occasion des dernières élections cantonales, a décidé d'approuver la participation qui lui incombe, soit 79,8 millions d'euros, à une large majorité de 32 voix, avec trois voix contre et deux abstentions, 15 conseillers n'ayant pas participé au vote.

 

La convention de financement, qui avait été négociée avec l'Etat par l'ancienne majorité départementale UMP-Modem, prévoit plusieurs "contreparties" consenties en faveur des Pyrénées-Atlantiques. Il s'agit notamment d'une participation de l'Etat de 60 millions d'euros au financement d'une nouvelle liaison routière Pau-Oloron et d'un engagement de Réseau ferré de France d'ouvrir une procédure de débat public pour la réalisation d'un prolongement de la LGV en direction du Béarn. Au terme d'un débat qui s'est achevé tard dans la soirée de mercredi, le vote en faveur de la convention de financement a été obtenu avec les voix de 27 conseillers socialistes ou apparentés auxquels se sont joints trois conseillers de l'opposition (l'ancien président UMP de cette collectivité Jean Castaings, un indépendant et trois centristes).

 

Au-delà de la question du montant de cette participation et celle des contreparties demandées à l'Etat, les débats ont largement porté sur le projet de prolongement de la ligne Tours-Bordeaux vers l'Espagne, et en particulier sur le tronçon très controversé Bayonne-Hendaye qui traverserait le Pays basque. L'élu abertzale (patriote, en langue basque) de Saint-Pierre-d'Irube, Alain Iriart, a développé les arguments des anti-LGV et plaidé pour la mise à l'étude d'un projet de modernisation de la ligne ferroviaire existante en lieu et place d'une ligne nouvelle sur ce tronçon frontalier.

 

Les Pyrénées-Atlantiques font partie des 56 collectivités locales (régions, départements, villes) appelées à participer à hauteur d'environ 1,4 milliard d'euros à la future LGV
Tours-Bordeaux, qui doit mettre Bordeaux à deux heures de Paris fin 2016 et dont le coût total est chiffré à 6,7 milliards d'euros.

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