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LGV : Premier G3 pour le Grand Sud

TGV_1003.jpgUn millier de décideurs ont participé hier à ce premier sommet économique régional. Encourageant. Les Toulousains voient grand pour la gare Matabiau et plaident pour un TGV vers Narbonne.

Le GIE France Économie Régions a réussi avec mention, hier, à Toulouse, son premier grand oral. Réunissant plusieurs magazines économiques régionaux du sud de la France, il a rassemblé un petit millier de décideurs des régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. « Nous devons dépasser les concurrences entre nos métropoles et entre nos régions », a déclaré Pierre Cohen, le maire de Toulouse, en ouverture des débats qui se tenaient au centre des congrès Pierre-Baudis. Toute la journée d'hier, grands patrons, élus, présidents de Chambre de commerce ont cherché à approfondir les sillons des coopérations naissantes ou engagées dans les secteurs aéronautique, agroalimentaire ou universitaire.

L'impact de la LGV

Mais il ne surprendra personne que la question de la ligne à grande vitesse et de la liaison future entre Bordeaux et Toulouse (au mieux à l'horizon 2020) et de ses prolonge- ments vers Narbonne et Montpellier, et au-delà vers Marseille, ont de loin dominé les débats. « Il est plus pertinent de prolonger la future ligne à grande vitesse vers la Méditerranée, là où sont vraiment les trafics, plutôt que vers le sud », estime même Marc Ivaldi, économiste à la Toulouse School of Economics.

Ce spécialiste des transports, dans un silence gêné, a insisté sur le coût de ces infrastructures ferroviaires dont la France a désormais la passion. Il ne fait d'ailleurs plus de doute que la puissance publique seule ne pourra plus financer les prolongements de la LGV vers Toulouse ou l'Espagne. Les partenariats public-privé, comme celui engagé pour la construction de la ligne Tours-Bordeaux, deviendront la règle demain.

Il est d'ailleurs intéressant de noter la passion positive qui s'empare des décideurs toulousains dès lors que la question du TGV est abordée.

Coopérations universitaires

Toulouse veut le TGV, au point de participer au financement de Tours-Bordeaux. Et, un peu jalouse du développement urbain bordelais à travers le projet Euratlantique, travaille déjà d'arrache-pied au devenir du site de la gare Matabiau. Il a aussi été question, hier à Toulouse, des coopérations industrielles et universitaires. Le pôle de compétitivité Aerospace Valley, l'exemple le plus avancé de coopération entre les régions, pourra servir d'exemple. « Même si le danger d'un éclatement devant les initiatives isolées des régions n'est pas à écarter », a indiqué Agnès Paillard, la nouvelle présidente du pôle. Le sommet de Toulouse a rappelé que si la coopération est plus que nécessaire, elle nécessite de la vigilance car elle n'est pas toujours naturelle.

Les chercheurs et les entreprises travaillent déjà en réseaux. Les élus locaux doivent encore progresser sur ces questions.

Le Sud Ouest
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