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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 06:59

Sarkozy 33La France aujourd’hui engagée pour le retour à l’équilibre de ses comptes publics

« Quand un pays a des dettes, il doit les rembourser, quand un pays a des déficits, il doit les réduire. C'est ce que nous faisons. Ce qui donne de la force aux marchés et à la spéculation, c'est lorsqu’un pays ne rembourse pas ses dettes, ne tient pas ses engagements, et se lance dans une stratégie de dépenses inconsidérées » a affirmé ce vendredi matin Nicolas Sarkozy, invité de la chaîne d’information continue I-Télé.

Pour Nicolas Sarkozy, le seul moyen de ne pas dépendre des marchés publics, c’est de rembourser notre déficit et de revenir à l’équilibre de nos comptes publics. La France, à travers Nicolas Sarkozy, s’est engagée à revenir à 3% de déficit en 2013 avant d’atteindre l’équilibre dès 2016. Grâce à la politique mise en œuvre et à la gestion actuelles des comptes, la France honore sa parole et avance sur le chemin de l’équilibre, seule condition d’un pays maître de lui-même.

« Nous avions prévu d’être à 5,7 points de déficit en 2011, nous sommes à 5,2, nous faisons mieux. Regardez ce qui se passe en Espagne, c'est très intéressant. L’Espagne avait promis, en 2011, d’être à 6 % de déficit, elle est à 8 » a-t-il indiqué.

Cette politique de retour à l’équilibre ne saurait être remise en cause sauf par le candidat socialiste qui la repousse à 2017 et engage de lourdes dépenses en parallèle. Décaler ce calendrier ne serait-ce que d’un an à 2017, n’est pas possible : cela conduirait à augmenter la dette publique de la France de 35 milliards d’euros.

Pour Nicolas Sarkozy, « Monsieur Hollande, en promettant d’augmenter les dépenses et en ne s’engageant sur aucune économie, crée les conditions d’un problème de confiance ».

L’élection présidentielle : un « choix historique »

Nicolas Sarkozy a également réaffirmé qu’il ne restait pas à regarder les sondages car seuls les Français voteraient et qu’ils ne se laisseraient pas dicter leurs choix par les sondeurs : « ce ne sont pas les sondages qui font l’élection, ce sont les Français » a-t-il rappelé. « J’attire votre attention sur le fait qu’il y a deux mois, on m’a dit : « Mais pourquoi vous êtes candidat ? C’est fait, c'est plié ». Deux mois après, tous les sondages me mettent en tête au premier tour. Dimanche, dans une dizaine de jours, un peu moins, il y aura le premier tour, on s’attaquera aux 15 jours, jusqu’au second tour, et vous verrez, il y aura de grandes surprises. » a promis le Président de la République candidat qui croit à la prise de parole de toute cette majorité silencieuse qui ne se reconnaît pas toujours dans ce que dit le système médiatique.

Le choix pour Nicolas Sarkozy est historique : « est-ce que l’on tire les conséquences de la crise ou est-ce que l’on fait comme si le monde l’existait pas, et comme s’il n’y avait pas eu de crise ? » « Nous sortons de quatre années de crise, l’Europe est convalescente », a-t-il poursuivi. Or, a-t-il relevé : « Monsieur HOLLANDE s’inscrit dans la logique de 1981. Il dit : « Il n’y a pas assez de fonctionnaires, on va en embaucher 61 000 de plus ». Il dit : « Il n’y a pas de problème de coût du travail. On peut augmenter les cotisations ». Et il dit : « Je remettrai en cause la réforme des retraites, faite par Nicolas SARKOZY, parce qu’elle a été faite par Nicolas SARKOZY ».

« Je réponds : qui va payer ? C’est simple. Augmentation des cotisations pour les salariés, augmentation des cotisations pour les entreprises, donc le choix pour les Français, c'est un choix historique, qui se tiendra non pas en fonction de ce qu’ils ont fait dans le passé, comme décision politique, mais pour l’avenir » a-t-il affirmé.

Immigration : « François Hollande a prévu la régularisation de tous les sans-papiers, tous »

Abordant le thème de l’immigration, Nicolas Sarkozy, qui œuvre pour une immigration maîtrisée et propose aujourd’hui de diviser par deux le nombre d’étrangers acceptés sur le territoire pour les cinq prochaines années, a rappelé le contenu de l’accord électoral entre François Hollande et Eva Joly. Celui-ci prévoit en effet deux choses : « la régularisation de tous les sans-papiers, de tous, et deuxième chose, le droit de vote aux étrangers ». EN réponse à l’esquive du candidat socialiste sur ces questions, Nicolas Sarkozy a répondu « qu’il assume les choix qui sont les siens, et la parole qui est la sienne » avant d’assurer catégoriquement qu’il refusait le droit de vote des étrangers en France qui « favorise le communautarisme ».

« D'ailleurs, et je me demande bien pourquoi Monsieur HOLLANDE n’a pas voulu voter la loi d’interdiction du port de la burqa sur le territoire de la République, puisque le jour où nous l’avons présentée, il a courageusement considéré qu’il ne fallait pas participer au vote » a-t-il ajouté.

Usine Peugeot d’Aulnay : « je vais tout faire pour sauver cette usine »

Alors qu’il a reçu les salariés de PEUGEOT et les représentants syndicaux, « extrêmement raisonnables et crédibles » et « qui voulaient vraiment sauver leur emploi », Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il allait s’entretenir avec le patron de PSA. Il a, par ailleurs, une nouvelle fois défendu le renforcement de la compétitivité française en allégeant les charges sur les salaires des salariés et sur les cotisations de l’entreprise : « Pourquoi ? Quand nous avons supprimé la taxe professionnelle, pour l’industrie automobile, savez-vous que la taxe professionnelle pesait 250 euros par voiture fabriquée en France. C’est bien beau de dire que les voitures doivent être fabriquées en France, mais si en France vous mettez sur la fabrication plus d’impôts qu’ailleurs, il y a de la délocalisation. C’est la raison pour laquelle, j’ai proposé et je le tiendrais de transférer une partie du financement de notre politique sociale du travail sur la consommation et donc sur les importations ».

Lors de l’émission, Nicolas Sarkozy a maintenu son offre de deux débats entre les deux tours de la présidentielle, alors que François HOLLANDE a récusé cette offre.

 

La France Forte
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