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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 19:32

Nicolas Sarkozy était ce jeudi 15 mars en terre marnaise où il a visité et rencontré les salariés de l'entreprise Le Bronze Industriel, à Suippes, spécialisée dans la fonderie et l’usinage d’alliages et qui fabrique aujourd’hui des pièces pour l’aéronautique, la construction navale, l’automobile, le nucléaire ou le ferroviaire.

 

Dans l'après-midi, le Président s'est rendu au Café de la place d'Auberive pour rencontrer des marnais et échanger, essentiellement sur les thèmes du travail et de la compétitivité des entreprises garante d’emplois préservés.

Au cours de ce déplacement, Nicolas Sarkozy a proposé que les mères de famille puissent prendre un congé parental qui ne soit plus bloqué, comme c’est actuellement le cas, sur les 3 premières années de l’enfance, mais qu’il devienne un congé qui pourrait être pris de manière morcelée jusqu'aux 18 ans de l’enfant.

Le candidat a terminé cette journée par une réunion publique dans le gymnase Pierre Arnould de Recy où l’attendait plus de 2 500 personnes.

Face à une salle extrêmement réceptive, Nicolas Sarkozy s’est lancé, à la suite de Luc Chatel, de Benoist Apparu et de François Baroin, dans un discours libre et improvisé.

« Je suis venu ici pour vous parler de ce qu’il y a de plus important pour nous : de la France, de son avenir, de sa place et des décisions que le peuple de France doit prendre dans 2 mois. » a-t-il affirmé aux prémices de son allocution. « Le destin de chacune de vos familles dépend du destin de la France. Si la France est forte, elle vous protègera. Si la France est faible, chacun d’entre nous sera exposé. »

Taclant les revirements successifs du candidat socialiste, Nicolas Sarkozy a interrogé l’assistance : « Comment gouverner quand on n’est pas capable de rester ferme sur son projet ? ».

« C’est à toute la France que je veux parler » a-t-il assuré, « je veux parler à ce peuple de France qui a les mêmes angoisses : quel travail pour nous demain ? Quel avenir pour nous, pour nos enfants ? Quel logement ? Quelle école ? Quelle Europe ? Comment allons-nous vivre ? Est qu’on va garder notre mode de vie ? ».

Pour parler de la France de demain, Nicolas Sarkozy est revenu sur son action à la tête du pays ces cinq dernières années : « Pendant les 5 dernières années, je n’ai eu qu’une seule préoccupation : protéger la France de 4 années de crise parmi les plus violentes que le monde ait jamais connues depuis un siècle : crise financière, crise de la dette, crise de la dette privée et publique, crise économique, crise de l’euro, crise de l’Europe ».

Le Président de la République a ainsi rappelé le sauvetage de l’épargne des Français qu’il avait su protégée : « Il a fallu tenir quand tout le système bancaire mondial a failli s’effondrer (…) J’ai dit que l’Etat serait là, que l’Etat garantirait, que l’Etat protègerait ».

Pour « inscrire la France dans un monde nouveau », il a évoqué les réformes « courageuses et difficiles » qu’il avait su conduire à leur terme, tout particulièrement la réforme des retraites, comparant aux nombreux pays d’Europe – Espagne, Italie, Portugal, Irlande - qui ont dû, faute de réformes fermes et promptes, baisser salaires et retraites.

« Un pays qui croulerait sous les dettes et les déficits n’est pas un pays qui pourrait maîtriser son avenir et son destin, ce n’est pas un pays indépendant. » a affirmé le candidat.

« Maintenant que la crise financière est derrière nous, il n’y a qu’une seule voie possible pour la France, c’est reconnaître le travail, considérer le travail, revaloriser le travail »a-t-il martelé. « Rien n’est plus important que de baisser les charges sur le travail » a-t-il ainsi poursuivi, revenant sur sa proposition de TVA « anti-délocalisation », sur son opposition à l’ « erreur économique et morale immense » qu’ont constitué les 35 heures. « Le travail n’est pas une aliénation c’est une émancipation ».

Dans cette même perspective, Nicolas Sarkozy a réitéré qu’en cas de blocage, il se tournerait vers les Français par un référendum sur la formation obligatoire des chômeurs : « Je crois que la clé de tout, c’est la formation : quel que soit votre âge, que l’on soit jeune et que les portes de l’entreprise se ferment parce que l’on a pas d’expérience, que l’on soit une mère de famille qui a voulu donner 15 ans de sa vie pour élever ses enfants et qui voudrait reprendre un travail et à qui on dit non, ou celui qui a 55 ans, dans le textile, l’entreprise a fermé, et qui se dit qu’il n’est pas fichu et qu’il veut vivre dignement. La réponse à ces trois angoisses, c’est la même : la formation professionnelle ! »

Une France forte, c’est aussi une France « ouverte, nourri de cette diversité » mais ferme à l’endroit de ceux qu’elle accueille, c’est pourquoi Nicolas Sarkozy propose que le regroupement familial « ne soit possible que si on a un emploi, un logement et que si l’on prend la précaution de faire apprendre le Français et les valeurs de la République à ceux qui viennent », et que le RSA comme le minimum vieillesse soit désormais conditionné à 10 ans de présence et 5 ans d'activité sur le territoire.

En réponse au candidat socialiste qui propose de supprimer le mot « race » de la Constitution, Nicolas Sarkozy a rappelé que cela ne contribuerait en rien à changer la réalité du racisme, le Président de la République a poursuivi : « Puisqu’on a décidé de faire la guerre au dictionnaire, je propose de supprimer le mot chômage ! »

C’est enfin par l’Europe que Nicolas Sarkozy a choisi de terminer son discours. « La paix en Europe est un devoir historique » a-t-il affirmé dans cette terre de Marne meurtrie par deux conflits successifs. L’Europe est « peut-être ce qu’il y a de plus beau dans ce qu’on imaginé des hommes pour bâtir la paix ».

Constitution d’un gouvernement politique, convergence des politiques et du droit des étrangers dans les pays européens, sanction ou exclusion d’un état défaillant, mise en place d’un « European business act » pour défendre les entreprises européennes de la concurrence sauvage et d’un « Small business act » pour réserver une part des marchés publics à nos PME, ont été les thèmes forts de cette fin de discours, acclamé par l’assistance.

La France Forte

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