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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 20:16

presidentielle-103.jpgC’est un discours assuré, de vérité et de responsabilité qu’a tenu le Président de la République candidat sur TF1, ce jeudi soir. Selon lui, notre pays est à une croisée des chemins : « Vous avez un choix historique, la France n’a pas le droit à l’erreur » a-t-il assuré. « La seule question qui compte c’est où veut aller la France ? »

Nicolas Sarkozy est ainsi revenu sur les axes forts de son projet pour bâtir une France forte.

Formation professionnelle

Celui de la formation professionnelle, d’abord « car je veux proposer aux Français un nouveau modèle de croissance et dans le monde qui avance, il faut tout baser sur le travail et la formation, la recherche et l’innovation ».

« Il ne peut pas y avoir de droits sans devoirs » rappelle le Président de la République qui entend bien que chacun respecte ses devoirs. Parce qu’il propose un droit à la formation pour chacun, Nicolas Sarkozy souhaite que chaque personne sans emploi qui aura reçu une formation qualifiante ait l’obligation d’accepter une offre d’emploi qui corresponde à la formation qu’elle a reçue.

Immigration : ouverture mais lucidité et fermeté

« Dire la vérité et répondre aux souffrances », c’est encore ce qui pousse Nicolas Sarkozy à faire un constat lucide sur la capacité de la France à accueillir ceux qui souhaitent vivre sur son sol. « La France est un pays ouvert, elle ne sera pas un pays fermé mais notre système d’intégration ne fonctionne plus car nous avons accueillis plus de gens que nous pouvions accueillir – pas assez de logements, pas assez d’emplois » explique-t-il. « On ne peut pas accueillir une immigration qui ne viendrait que pour le désir d’avoir de prestations sociales plus généreuses » poursuit-il.

Pour Nicolas Sarkozy, l’immigration est un atout et une richesse mais l’embolie de notre système d’intégration, d’une part, et le déséquilibre de notre protection sociale d’autre part impose de la réduire pour qu’elle reste compatible avec nos capacités d’accueil, avec la situation de notre économie comme avec celle de notre école. Pour cela, le candidat propose de diviser par deux le nombre d’étrangers acceptés sur le territoire français pour les cinq années à venir.
Il entend également que chaque immigré qui souhaite vivre en France, connaisse le français avant d’entrer en France et les valeurs de la République.
« C’est le peuple qui sera le garant de mes engagements » promet le candidat.

Autre proposition : la simplification du contentieux de l’immigration. Le contentieux des étrangers est aujourd’hui divisé entre le juge administratif et le juge judiciaire. Le processus est compliqué et leurs décisions souvent contradictoires. Pour Nicolas Sarkozy, la totalité du contentieux devra être confiée au juge administratif, majoritairement compétent, de façon à accélérer les procédures et à la rendre plus lisibles pour le citoyen.

Avec Nicolas Sarkozy, l’école de la République n’oublie aucun de ses enfants

Pour Nicolas Sarkozy, l’école de la République est une école de l’autorité, du respect et de l’exigence et une école attentive à chaque enfant. Mentionnant les 100 000 enfants qui rencontrent de grandes difficultés à l’école, chaque année, et qui n’arrivent pas à suivre, il a réaffirmé vouloir mettre en place des « conseils de soutien » pour ces enfants en difficulté afin que pas un seul ne sorte de primaires sans maîtriser les fondamentaux : lecture, écriture et le calcul. « Car si on ne maitrise pas ces valeurs au collège, on a aucune chance de s’en sortir » constate-t-il. Concrètement, « désormais, le maire de la commune et le directeur d’école auront un crédit pour résoudre les problèmes de l’enfant - dyslexie, problèmes psychologiques, familiaux sociaux -, en l’entourant des meilleurs spécialistes ».

L’équilibre de nos comptes : un impératif incontournable pour Nicolas Sarkozy

Un état responsable est un Etat qui rembourse sa dette avant de multiplier les dépenses, voilà la certitude qui anime Nicolas Sarkozy, alors même que le candidat socialiste promet monts et merveilles (61 000 nouveaux fonctionnaires employés à vie, allocation de rentrée scolaire augmentée, retour sur la réforme des retraites, etc.).

Pour le Président de la République candidat à sa réélection, le calendrier est clair et la France est jusqu’ici au rendez-vous de ses engagements, en les devançant même. « Grâce aux efforts des Français, la France est avance sur le rythme de réduction de ses déficits » explique-t-il. Prévu à 5,7% du PIB, le déficit de la France en 2011 est en effet davantage réduit que prévu, à 5,2% du PIB. « Nous serons à 0% de déficit en 2016 », si les Français lui accordent leur confiance, a assuré Nicolas Sarkozy.

Son objectif : que pas un seul Français ne se retrouve dans la situation que connaît aujourd’hui l’Espagne, un grand pays qui a connu 7 années de socialisme et qui n’est aujourd’hui « pas au rendez-vous de la réduction des déficits et qui promet tout et le contraire de tout » : retraites et salaires ont été baissé, tout comme les remboursements des frais de santé… L’Espagne qui avait promis d’être à 6% de déficit est en effet à 8%.

Le RSA : un droit avec des devoirs

Revenant sur le revenu de solidarité active créé pendant son quinquennat, Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa fierté d’avoir créé ce revenu qui « permet à chacun d’avoir un minimum pour vivre ». « Mais quand la société française - avec le travail des Français- donne cette allocation, celui qui sera bénéficiaire du RSA qui n’aura pas de formation et pas de métier devra faire 7 heures de travail d’intérêt général par semaine. Et tous les 18 mois, on verra s’il a fait des efforts d’insertion, s’il n’en fait pas, et bien on supprimera » a fermement assuré le candidat.

« C’est la logique des droits et des devoirs. Les Français ne supporte pas l’injustice, et une en particulier, celle où le Français qui travaille gagne moins que celui qui ne travaille pas et n’a jamais cotisé de sa vie ».

« Les solutions extrêmes, c’est le mensonge »

Nicolas Sarkozy a, une nouvelle fois, condamné les mensonges de l’extrême droite : « Le vote extrême propose des solutions extrêmes. Les solutions extrêmes, c’est le mensonge et le mensonge n’a jamais été une solution » a déclaré Nicolas Sarkozy. « Les Le Pen père et fille veulent qu’on parle d’eux, donc je n’ai rien à leur répondre parce que je n’ai rien à leur dire. En revanche, je m'adresse aux Français » a affirmé le candidat, en rappelant que « le vote pour Marine Le Pen favoriserait l’élection de François Hollande ».

« Si la France devait arrêter de réduire ses dépenses, considérer que l’on peut embaucher 60 000 fonctionnaires de plus alors la sanction, à ce moment-là, la France n’y échapperait pas ».

Nicolas Sarkozy est revenu sur la gestion des quatre années de crise. « Je dis aux Français une chose très simple : nous ne pouvons pas nous permettre d’additionner les dépenses. J’ai voulu, pendant la crise, les protéger. Il n’y a pas un Français qui a perdu son épargne. J’ai voulu éviter à la France les drames qu’ont connus l’Irlande, l’Espagne, la Grèce parce que nous avons pris les décisions au bon moment. Et cela a permis quoi ? Que la France ait été le seul pays où 15 millions et demi de retraités ont eu leurs pensions de retraite indexées sur l’inflation » a rappelé le Président de la République.

Nicolas Sarkozy a notamment précisé la date de mise en œuvre de sa réforme sur le versement des retraites : « Si je suis réélu, au 1er juillet 2012, les retraites ne seront plus payées le 8 de chaque mois, mais le 1er de chaque mois » assure-t-il à l’antenne.

« Le plus gros de la crise de l’euro est derrière nous mais L’Europe est convalescente et si la France devait arrêter de réduire ses dépenses, considérer que l’on peut embaucher 60 000 fonctionnaires de plus - il n’y a pas un pays en Europe qui ait décidé cela - alors la sanction que connait l’Espagne et les souffrances qui sont imposées aux espagnols, alors, à ce moment-là, la France n’y échapperait pas » a-t-il assuré.

Punir le cannabis d’une simple contravention ? « Je ne suis pas du tout d’accord »

En réponse à une proposition socialiste de punir d’une simple contravention la consommation de cannabis, Nicolas Sarkozy a affiché la plus grande fermeté : « si la Société envoie comme seul message que ce qui était interdit devient permis, quel est l’argument que les familles pourront donner à leur enfant ? » a-t-il interrogé.
« Avec la contravention, on ne peut plus faire la garde à vue et c’est avec la garde à vue que l’on peut retrouver le revendeur, le dealer » relève-t-il.
Alors qu’un conducteur avait tué dans cette même soirée un enfant parce qu’il été sous l’emprise du cannabis, Nicolas Sarkozy a affirmé que « si la seule mesure du candidat socialiste, c’est de dire au familles de France que le cannabis ce n’est pas grave, qu’on peut punir d’une simple amende la consommation, alors oui, il y a matière à débat car je ne suis pas du tout d’accord ».

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