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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 19:28

presidentielle-034.jpgA quelques jours du 50ème anniversaire de la signature des accords d’Evian, qui ouvrirent la voie à l’indépendance de l’Algérie, Nicolas Sarkozy est venu, ce vendredi 9 mars, à la Trinité puis à Nice rendre un hommage solennel aux rapatriés et aux Harkis. Loin des passions et des tragédies, il a rappelé le drame de cette guerre qui taisait alors son nom et dont les rapatriés et les harkis furent « les acteurs et les victimes ». Le Président a également tenu à souligner le devoir moral de la France aujourd’hui : « Les Harkis comme les rapatriés d'Algérie incarnent une partie de la mémoire de notre pays. Et cette mémoire doit être connue et respectée. »

Le Président de la République a déclaré que les opérations militaires de la France en Algérie avaient été « engagées par la République française » sur une terre qui « appartenait alors au territoire national ». Près d'un million et demi d'hommes servirent, en effet, en Algérie avec une mission : protéger la population. 23 000 y ont trouvé la mort. « Il y a eu des abus. Des atrocités ont été commises de part et d’autre » a-t-il souligné.

Au-delà de la violence des affrontements, c’est aussi des difficultés d’installation et d’insertion, de l’indifférence de la métropole à leur souffrance que le Président de la République a voulu parler : « la France qui sortait des guerres coloniales et entrait dans une nouvelle ère de prospérité économique, a voulu oublier cette période et, avec elle, ceux qu’elle avait blessés et sacrifiés », poursuivant « on a parqué les harkis dans des baraquements, on a demandé aux Pieds-noirs de se faire oublier et de n’embarrasser personne de leurs souvenirs ». Les harkis « ont eu le sentiment d'être abandonnés », a-t-il noté, et « ils ont eu raison d'avoir ce sentiment-là ».

Conscient des blessures toujours vivaces de cette sombre décennie, c’est un message de considération qu’est venu porter le Président de la République avec le ferme engagement que jamais cette mémoire ne soit oubliée, mais qu’elle soit, au contraire, connue, racontée et toujours commémorée.

La France Forte

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