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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 20:17

A Bompas, près de Perpignan, ce samedi 14 avril, Nicolas Sarkozy a rendu un hommage appuyé aux harkis et aux rapatriés sur ces terres des Pyrénées Orientales, après un déplacement en tant que Président de la République, au cours duquel il a reconnu officiellement la « responsabilité historique » de la France dans « l'abandon des harkis » à la fin de la guerre d'Algérie, en 1962.

Harkis : une reconnaissance historique

C’est une immense communauté de près de 500 000 personnes en France qui attendait ce geste fort et ces mots depuis maintenant 50 ans. « La France se devait de protéger les harkis de l'histoire, elle ne l'a pas fait. La France porte cette responsabilité devant l'histoire, c'est cette responsabilité que je suis venu reconnaître ici à Perpignan » a-t-il affirmé. « La France doit, comme elle l'a toujours fait, regarder son histoire en face et assumer les erreurs qu'elle a pu commettre. En l'occurrence, rien ne peut expliquer, rien ne peut excuser l'abandon de ceux qui avaient fait le choix de la France », avait déclaré quelques heures plus tôt le chef de l'Etat.

En réunion publique devant des milliers de sympathisants, il a rappelé cette « injustice » envers tous ceux qui avaient défendu la France les armes à la main » et a appelé au pardon et à la réconciliation. Les Pieds noirs n’ont pas été oubliés : Nicolas Sarkozy a rappelé combien ils avaient souffert, « déracinés », parce qu’ils avaient « laissé là-bas une partie de leur cœur et de leur famille ».

Terrorisme : avec Nicolas Sarkozy, la démocratie française se défend

Le Président de la République candidat a, ensuite, détaillé avec force les mesures phares de son programme, sa vision d’une France forte, les valeurs qui fondent son engagement.

Evoquant la terrible tragédie de Toulouse et de Montauban au cours de laquelle 3 enfants, un père, enseignant, et 3 militaires ont été froidement abattus, Nicolas Sarkozy a rappelé que ces événements « devaient nous amener à réfléchir ». « La France est restée unie. Elle n’a pas acceptée l’amalgame. »

« La France est une démocratie et la liberté d’opinion fait partie de nos principes mais il y a des opinions qui sont des menaces, qui ne sont donc pas des opinions. Les démocraties doivent se défendre, faire respecter la sécurité. Et parce qu’elles sont des démocraties, elles ne doivent pas accepter tout et n’importe quoi ».
C’est pourquoi le Président de la République a rappelé, alors que le Conseil des ministres a adopté ce mercredi le projet de loi contenant les nouvelles mesures destinées à lutter contre le terrorisme, les mesures immédiates qu’il avait décidées après le drame.

D’abord, la consultation habituelle de sites internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et à la violence sera réprimée et punie pénalement, « de la même façon que lorsqu’on consulte des sites pédophiles, on est considéré comme un complice des pédophiles ».

Toute personne se rendant à l’étranger pour y suivre des travaux d’endoctrinement à des idéologies conduisant au terrorisme sera, de la même manière, punie pénalement. La propagation de ces idéologies extrémistes sera réprimée par un délit figurant dans le code pénal. Enfin, une mesure permettra de hâter les expulsions des extrémistes et d’interdire de séjour « tous ceux qui ont tenu des propos infamants contre la France ou contre les valeurs de la République ».

Défendant fermement le ministre de l’intérieur qui avait, quelques jours auparavant, interdit l’entrée sur le territoire, à des prédicateurs extrémistes, Nicolas Sarkozy a affirmé que « la République est suffisamment forte pour défendre son idéal et ses valeurs et j’assume pleinement les décisions du ministre de l’intérieur qui a interdit la venue sur notre territoire parce qu’ils défendaient des idées qui ne sont pas celles de la République française. C’est la France forte ! »

Refuser le droit de vote des étrangers : « Si on veut le droit de vote, on devient un citoyen français ! »

« Et la France forte, elle dit de la même façon qu’un étranger ne vote pas aux élections françaises ! » a-t-il poursuivi, condamnant la volonté du candidat socialiste d’accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales. « Si on veut le droit de vote, on devient un citoyen français ! »

« Je sais que je rassemble toutes les familles de la majorité mais je garde le même discours ! » a-t-il affirmé, montrant la constance de ses idées et de ses engagements.

Immigration : « la France doit continuer à accueillir mais, avec la même force, je veux vous dire qu’on ne peut pas accueillir uniquement parce que nos prestations sociales sont plus généreuses que les autres ! »

Nicolas Sarkozy a fermement défendu la principale proposition de son projet pour une immigration maîtrisée : la division de moitié du nombre d’étrangers acceptés sur le territoire français.

Aujourd’hui, notre pays accueille 180 000 immigrés par an, contre 120 000 au début des années 1990. Pour Nicolas Sarkozy, l’immigration est un atout et une richesse mais l’embolie de notre système d’intégration, d’une part, et le déséquilibre de notre protection sociale d’autre part impose de la réduire de moitié pour qu’elle reste compatible avec nos capacités d’accueil, avec la situation de notre économie comme celle de l’école.

« Dire cela, c’est défendre scrupuleusement les principes de la République. Refuser de le dire c’est d’abord être lâche, c’est aussi ne pas comprendre ces principes » a-t-il défendu.

« Si on accueille trop de monde, on ne peut plus bien accueillir ceux que l’on veut accueillir ! »

Dans cette perspective, Nicolas Sarkozy veut mettre fin au regroupement familial automatique. Notre système d’intégration ne fonctionne plus. Il faut le réformer. « Le regroupement familial est un droit mais il ne veut rien dire si on n’a pas un logement décent pour recevoir sa famille, un salaire décent si on veut la faire vivre, et cela n’a pas de sens si l’on ne maîtrise pas la langue de ce pays, le français et les valeurs de la République. C’est un geste d’intégration absolu et social ! » a-t-il soutenu. Le respect des conditions au regroupement familial (un travail, un logement décent, les obligations d’intégration comme l’engagement à apprendre le français) devra donc être apprécié au cas par cas, dans la durée.

Le Président de la République candidat a, par ailleurs, défendu la couverture maladie universelle (CMU) : « Je ne remettrai pas en cause la CMU, l’aide médicale d’urgence. Elle restera ouverte à tous. C’est l’honneur de la République française. »

Cette ouverture s’accompagnera, si les Français lui accordent leur confiance, de l’instauration d’une carte vitale biométrique pour lutter contre les fraudes inadmissibles.

Autre proposition de Nicolas Sarkozy : le conditionnement de l’accès à la protection sociale pour les étrangers. Actuellement, en effet, les étrangers résidant régulièrement en France bénéficient des mêmes droits sociaux que les Français : minimum vieillesse (20 000 étrangers en bénéficient) et RSA (165 000 étrangers en bénéficient).

Nicolas Sarkozy propose que désormais soit instauré pour le RSA comme le minimum vieillesse des conditions de présence (10 ans) et d'activité (5ans) sur le territoire français.

« Nos principes doivent être respectés par tout le monde, nos principes d’ouverture et de droits, d’autorité et de fermeté ».

Le droit pour tous à la formation professionnelle

Nicolas Sarkozy est également revenu sur l’une de ses propositions phare : le droit à la formation professionnelle.

Rappelant sa rencontre avec une ouvrière de Lejaby, Arlette, « 57 ans 37 ans dans le textile » qui avait manifesté son inquiétude convaincue qu’il n’y aurait pas « d’après » Lejaby, Nicolas Sarkozy a opposé le droit à la formation, et aujourd’hui, en restant dans la ville qui lui était chère, Yssingeaux, Arlette et les autres ouvrières de Lejaby ont suivi une formation, et sont passées du textile à la maroquinerie. « Parce qu’on n’est pas fichue à 57 ans ! » a affirmé le chef de l’Etat.

Education : une priorité pour un second quinquennat

Réaffirmant qu’il ferait de l’éducation une priorité d’un second quinquennat si les Français lui renouvellent leur confiance, Nicolas Sarkozy a notamment réitéré sa volonté d’aider les enfants en grande difficulté scolaire, évalué à près de 100 000 en France. « Je propose que tous les maires et tous les directeurs d’école président un conseil qui détectera tout de suite dans chaque école, entre la maternelle et le primaire, les problèmes d’un enfant. » « Pour chaque enfant, l’Etat débloquera une enveloppe de 2 000 euros » pour le soutenir avec des spécialistes.

La France est face à un choix historique : « seul un pays qui rembourse ses dettes est un pays indépendant ».

« Nous sommes rentrés dans un nouveau monde. Regardez ce qui se passe en Espagne, pays de 42 millions d’habitants, qui était montré comme l’un des exemples de réussite de l’Europe : 7 ans de gouvernement socialiste où les réformes qui devaient être faites n’ont pas été faites. Aujourd’hui, l’Espagne emprunte pour rembourser sa dette à un taux deux fois plus élevé que la France. Pourquoi ? Parce que l’Espagne avait promis d’être à 6% de déficit en 2012, elle est à 8%. La France, elle, avait promis d’être à 5,7 de déficit, elle est à 5,2. Seul un pays qui rembourse ses dettes est un pays indépendant » a-t-il une nouvelle fois défendu alors que le candidat socialiste s’apprête, s’il est élu, à faire exactement l’inverse : multiplier les dépenses non financées, sans aucune économie et grever inéluctablement le portefeuille des ménages et la croissance.

Gestion de la crise : « vos épargnes ont été préservées. Je vous l’avais promis ».

Nicolas Sarkozy a réaffirmé, ce jour, combien il avait toujours eu au cœur l’amour de son pays, l’ambition de le faire grandir et de le rendre plus fort, avec force et ténacité : « Pendant 5 ans, j’ai consacré toute mon énergie à protéger les Français. Lorsqu’il y a eu la crise des banques, je vous ai promis qu’aucun d’entre vous ne perdrait son épargne, le fruit du travail parfois de toute une vie. Si j’avais laissé les banques faire faillite, elles auraient fait faillite avec votre argent ».

VIDEOS TEMOIGNAGES

Aujourd'hui, 14 avril, avec Nicolas Sarkozy la responsabilité historique de la France dans l'abandon des harkis est reconnue

Le témoignage d'un harki 

Nicolas Sarkozy rencontre des Harkis et leur famille

 

La France Forte

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