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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 19:14

presidentielle-071.jpgLa santé, une priorité

C’est dans le Doubs que Nicolas Sarkozy a poursuivi sa journée avec un déplacement sur le thème de la santé. Au cours d’une visite à la maison médicale « Les Mercureaux » à Beure, puis à la pharmacie voisine où il a été accueilli par le député UMP Jacques Grosperrin, Nicolas Sarkozy a notamment rappelé sa proposition d’établir à proximité de chaque service d’urgence une maison de médecins de ville pour gérer les urgences du quotidien afin de désengorger et de soulager les services d’urgence des hôpitaux. Nicolas Sarkozy a fait de la santé l’une des priorités de son quinquennat : le budget des hôpitaux a augmenté de 15% et les effectifs de 6%.

Interrogé en marge du déplacement sur la sécurité, alors qu’il venait de rencontrer des Doubsiens dans un café à Pirey, le Président de la République candidat s'est félicité des 19 arrestations effectuées tôt ce vendredi matin dans les milieux islamistes radicaux : «Le message est clair, nous ne laisserons rien passer, notre devoir c'est d'assurer la protection des Français».

A la rencontre de la France forte du Doubs

Une réunion publique a clôturé cette journée de campagne dans le Doubs au Parc des Expositions Micropolis de Besançon.

« Chacun doit prendre des engagements, et expliquer où et comment il entend conduire la France (…) il faut assumer ses responsabilités, prendre des engagements et être capable de décider » a déclaré Nicolas Sarkozy.

« Cette campagne est une épreuve personnelle de vérité ou chaque Français doit se dire dans la situation de la France, du monde, de l’Europe, qui aura la force de conduire le pays et pour quoi faire » a-t-il ajouté.

« Faire des réformes, c’était mon devoir »


Le Président de la République candidat a longuement évoqué la crise économique mondiale qu’il avait due affronter durant son quinquennat : « Durant les cinq dernières années, nous avons dû traverser des crises d’une violence inouïe », rappelant ses engagements pris à Toulon en 2008 afin que pas un seul Français ne perde son épargne. « Imaginez ce qui se serait passé si nous avions laissé les banques faire faillite. Elles ne sont pas l’ennemi contrairement à ce que dit M. Hollande. Dans les banques, c’est l’argent de votre travail ». Il a fallu faire des réformes au bon moment et malgré tous les immobilismes, a expliqué le Président de la République. « Pas maintenant », « pas celle-là disaient les socialistes et les syndicats » a-t-il remémoré à l’assistance.

Poursuivant sur la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy a rappelé : « Il y a eu 9 manifestations nationales et je n’ai pas reculé car j’estimais que c’était mon devoir ». « Je pensais que nous étions à un moment de vérité que nous ne pouvions plus esquiver, mentir. Je préfère la mauvaise humeur passagère à la colère de la France qui s’apercevrait qu’ils ont cotisé toute leur vie pour au final ne rien avoir ». « Cette décision était sociale, juste » a-t-il ajouté.

Pour Nicolas Sarkozy, les fruits de cette réforme sont là : « Nous sommes le seul pays d’Europe où les retraites ont été indexées chaque année. » « Aujourd’hui, je peux vous dire : notre système de retraite est en ordre. Vos retraites seront payées », condamnant les revirements de François Hollande sur le sujet.

« L’énergie nucléaire nous permet de payer 35% moins cher notre électricité que chez nos voisins »

Revenant sur la volonté du candidat socialiste de démanteler la filière nucléaire française, Nicolas Sarkozy a mis en valeur que le nucléaire était « un avantage qui permet à nos particuliers et nos entreprises de payer 35% moins cher notre électricité que chez nos voisins ». Lancé par le Général De Gaulle et perpétué pendant 60 ans par des gouvernements de droite comme de gauche, le nucléaire est aujourd’hui une filière d’excellence qui rassemble 400 000 emplois en France. Dans les deux septennats de François Mitterrand, « 40 réacteurs nucléaires ont été construits » a poursuivi Nicolas Sarkozy et aujourd’hui François Hollande « nous a vendu avec un accord électoral indigne avec Mme Joly. On sacrifie l’intérêt de la France, l’intérêt des ouvriers d’une filière pour mendier les quelques voix qui restent à Mme Joly et à ses alliés » a condamné le Président de la République candidat, se posant en défenseur de cette filière.

La laïcité au cœur de la République

En évoquant les valeurs qui fondent la République française, Nicolas Sarkozy a rappelé la loi d’interdiction de la burqa, alors que « le groupe socialiste et M. Hollande a refusé d’assumer ses responsabilités et de participer au vote ». « Je ne recevrai pas de leçons de Martine Aubry qui a prévu des horaires différents dans les piscines pour les hommes et pour les femmes », a-t-il martelé, « nous ne voulons pas d’horaires séparés pour les femmes et les hommes, la République laïque, ce n’est pas cela ! »

Immigration : « Jamais je n’accepterai cette forme de pensée unique qui fait que des sujets ne doivent pas être évoqués ».

Appelant les Français à ne pas voter pour le Front national - « Ce vote est une impasse » « Voter pour le front national, c’est perdre sa voix et c’est la donner pour construire une politique qui ira dans le sens inverse de ce qu’il souhaite », le candidat a donné sa vision de l’immigration : celle d’une chance pour la France si elle est maîtrisée.

« L’immigration est une chance mais elle peut être aussi un gros problème lorsqu’elle n’est pas maîtrisée ». « Jamais je n’accepterai cette forme de pensée unique qui fait que des sujets ne doivent pas être évoqués ». Pour préserver notre système d’intégration et notre protection sociale, Nicolas Sarkozy a expliqué : « Je ne peux pas accepter une immigration qui viendrait pour des prestations sociales plus avantageuses ici qu’ailleurs ».

C’est la raison pour laquelle le candidat propose de diviser par deux le nombre d’étrangers acceptés sur le territoire français pour les cinq années à venir. Nicolas Sarkozy entend, par ailleurs, conditionner le droit au regroupement familial avec un travail, un logement décent, les obligations d’intégration comme l’engagement à apprendre le français.

« Ce qui est injuste, c’est l’assistanat, ce qui est juste, c’est la solidarité ».

Rémunérations extravagantes de grands patrons comme assistanat : « les deux sont injustes » a martelé Nicolas Sarkozy. « Cela choque les Français quand quelqu’un qui n’a jamais travaillé et jamais cotisé gagne d’avantage que celui qui a travaillé et cotisé toute sa vie. » Chaque Français a des droits mais il a aussi des devoirs, selon Nicolas Sarkozy et ce dernier entend que chacun les assume. « Ce qui est injuste, c’est l’assistanat, ce qui est juste, c’est la solidarité ».

Nicolas Sarkozy est également revenu sur sa volonté de proposer que tout chômeur qui n’a aucune perspective sérieuse de retrouver un emploi, obtienne une formation qualifiante correspondant aux besoins de l’économie et qu’au terme de cette formation, il ait l’obligation d’accepter une offre d’emploi correspondant à celle-ci. Si les partenaires sociaux ne parvenaient pas à s’accorder et que les obstacles catégoriels s'avéraient trop puissants, a-t-il complété, Nicolas Sarkozy entend s’adresser directement aux Français par le référendum pour qu'ils donnent leur opinion.

Ecole : « Le laxisme, ce n’est rien d’autre que de l’abandon. C’est celui qui fait preuve d’autorité qui éduque »

Une nouvelle fois, le Président de la République candidat s’est prononcé pour « une école de l’exigence, de l’autorité, du respect et de la politesse », insistant fermement sur ces valeurs qu’il met au cœur de son projet éducatif. « Le laxisme, ce n’est rien d’autre que de l’abandon. C’est celui qui fait preuve d’autorité qui éduque ».

Nicolas Sarkozy propose ainsi que les professeurs restent plus longtemps dans les établissements grâce à un bureau qui leur serait dédié, à la disposition de leurs élèves pour les épauler s’ils en ont besoin, mieux les connaître et rencontrer les parents. De la même manière, le Président de la République propose que tout enseignant qui voudra travailler plus puisse le faire avec 26 heures de présence par semaine dans l’établissement au lieu de 18 heures de cours actuellement, avec, en contrepartie, une augmentation de 25 % de son traitement, soit près de 500 € net par mois.

« Je suis rentré en campagne avec toute la passion dont je suis capable »

Condamnant la récente déclaration du candidat socialiste « Je suis le prochain Président » en Une d’un quotidien, Nicolas Sarkozy a répondu « Ce ne sont plus les Français qui décident ». Selon lui, l’élection présidentielle n’est pas jouée contrairement à ce que pensaient les socialistes : « Ils discutaient entre eux, en famille. Les sondages leur promettaient une réussite extraordinaire. Ils m’avaient oublié, c’était fini ! Ils avaient fait un petit club : le petit club des socialistes heureux ».

Parler au peuple français, voilà ce que fais Nicolas Sarkozy depuis le début de la campagne : « Je suis rentré en campagne avec la passion dont je suis capable. Je n’ai jamais été pessimiste et je n’ai jamais été optimiste car je sais trop que le peuple de France est un peuple libre, frondeur. Vous, mes amis, vous voulez choisir et décider par vous-mêmes ! Vous êtes en train d’écrire la plus formidable histoire de la vie politique récente, l’histoire d’une majorité silencieuse qui ne veut pas se laisser faire, qui ne veut pas qu’on lui impose un choix qui n’était pas le sien. C’est vous qui allez faire cette élection ! Française, Français, j’ai besoin de vous, de votre passion, de votre engagement, si vous vous engagés, alors oui, le 6 mai, ce sera le moment de la décision et du choix ! »


La France Forte

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