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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 06:40

Ce jeudi 12 avril, Nicolas Sarkozy était le troisième invité de l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2. Sur le plateau, avec l’expérience de la gestion de quatre années de crises qui est la sienne, il est revenu sur la situation économique du pays.

Réaffirmant sa détermination de revenir à l’équilibre de nos finances publiques en moins de quatre ans, dès 2016, il a rappelé que la bonne gestion actuelle et reconnue à l’international, permettait aujourd’hui à la France d’emprunter pour rembourser sa dette à un « taux historiquement bas de moins de 3% ». « La Grèce, elle, doit rembourser sa dette avec le double de taux d’intérêt » a-t-il ajouté, à titre de comparaison. Les résultats sont là : « nous faisons mieux que prévu en matière de déficit » a-t-il rappelé. Pour l’année 2011, le déficit de la France a, en effet, été ramené à 5,2% du PIB, au-delà donc des objectifs de la loi de finances qui l’avaient fixé à 5,7.

Poursuivant afin de démontrer sa constance et sa cohérence en matière économique, Nicolas Sarkozy a réaffirmé une fois de plus que : « Si les Français me font confiance, nous continuerons à réduire nos dépenses et à réduire le nombre de fonctionnaires ». Condamnant à cet effet le projet de François Hollande qui ne propose aux Français « pas une économie, que des dépenses » avec l’augmentation de l’allocation scolaire, l’augmentation du nombre de fonctionnaires (61 000), la diminution du temps de travail avec une nouvelle réforme des retraites, Nicolas Sarkozy a critiqué ce total déni de réalité qui mènerait le pays « à la faillite ». « La politique de la croissance, ce n’est pas d’accabler un pays de dettes. On ne peut pas dépenser un argent que l’on a pas ! » a-t-il réaffirmé. C’est dans cette même perspective de réduction de la dépense publique, qu’il entend d’ailleurs inscrire dans la Constitution la règle d’or que refusent les socialistes, qui imposera à tous les gouvernements, quelle que soit leur couleur politique, de respecter l’équilibre budgétaire.

Le Président de la République candidat a, par ailleurs, mis en avant ses positions sur une Europe plus juste, avec, au premier rang, la réforme de l’espace Schengen pour mettre fin à une « Europe passoire » et mieux protéger les Français. Tout comme il a sauvé l’euro en réformant profondément, avec ses partenaires européens, la gouvernance de la zone euro, grâce à une convergence des politiques économiques des pays de la zone euro, Nicolas Sarkozy propose aujourd’hui de faire la même chose en faisant converger les politiques d’immigration de l’espace Schengen. L’Europe laisse, en effet, aujourd’hui certaines de ses frontières extérieures totalement ouvertes à l’immigration illégale. Pour Nicolas Sarkozy, la France – comme tout pays européen - doit pouvoir protéger ses frontières nationales en l'absence d'une frontière extérieure efficace.

Pour mettre fin à la concurrence sauvage, sans règle, sans limite et sans équité, le Président de la République candidat qui « croit à une Europe qui se défend » entend aussi, si les Français lui accordent leur confiance se battre pour mettre en œuvre, en Europe, un « buy Europen act » qui établira la réciprocité dans les accords commerciaux entre l'UE et les autres pays du monde. Les marchés publics sont, en effet, un enjeu important puisqu’ils représentent 10 à 15% de la richesse mondiale. Or, aujourd’hui, l’Union européenne a ouvert tous ses marchés à la concurrence tandis que d’autres pays, comme la Chine, n’en ouvrent aucun. Il a ainsi rappelé que « l’Europe a été faite pour protéger la civilisation européenne, le modèle européen ».

Répondant à une question sur l’islam, Nicolas Sarkozy a rappelé son action comme ministre de l’intérieur d’abord puis Président de la République ensuite contre le fondamentalisme et le communautarisme, rappelant l’interdiction de la burqa, l’interdiction du voile sur les cartes d’identité et plus récemment l’interdiction d’entrée sur le territoire français de prédicateurs fondamentalistes. « Nous voulons un islam de France et non un islam en France » a-t-il défendu.

En conclusion de son intervention, Nicolas Sarkozy a appelé chaque Français à lire la lettre qu’il avait écrite, quelques jours plus tôt : « J’ai mis dans cette lettre tout ce que j’ai appris pendant cinq ans à la tête de la France ». « La campagne que je mène je la mène avec tout l’amour de mon pays » a-t-il affirmé avec émotion, appelant la majorité silencieuse du pays à le rejoindre, dimanche prochain, sur la Place de la Concorde, à Paris, pour un grand moment de rassemblement et de fraternité.
La France Forte

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