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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 07:11

presidentielle-032.jpgC’est un discours entièrement improvisé et "venu du cœur", un discours assuré, ferme et déterminé que Nicolas Sarkozy a tenu ce jeudi 8 mars à Saint-Just-Saint Amber. Sans doute le meilleur discours depuis le début de la campagne.

 

« Dans la crise, la France a beaucoup mieux résisté que les autres ».

Dans la salle de réunion publique de Saint-Just-Saint-Rambert pleine à craquer, le Président de la République est revenu sur la crise mondiale et européenne, financière et économique qui avait frappée de plein fouet la France en 2008. Il est revenu sur cette crise pour affirmer que la France avait résisté grâce à des réformes courageuses et véloces, quand tant d’autres pays sombraient : « De tous les pays d’Europe un seul a vu son pouvoir d’achat augmenter : la France. Il n’y en a pas un autre en Europe. Pas un. Pas un. Pas un seul ! » a-t-il affirmé. « Nous avons protégé la France en faisant les réformes au moment où il fallait les faire ».

« Dans cette crise qui a ruiné tant d’épargnants, (…) la France a été préservée », « Votre épargne a été préservée. Nous vous avons protégé. » « Ca n’a pas couté un centime au contribuable » a-t-il rappelé en égrenant les chiffres de la montée du chômage en Europe ces dernières années : +17% en France, +100% aux Etats-Unis, etc.

« Il reste la crise économique mais la crise financière, nous l’avons, je le pense, surmontée » a assuré le chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy a rappelé que ce combat, il ne l’avait pas mené seul mais avec le soutien permanent du Premier ministre François Fillon, celui du gouvernement et de la majorité, et malgré le refus constant de l’opposition de voter les lois et réformes proposées pour faire face à la crise et sortir par le haut.

 

Une réforme des retraites incontournable : « je l’ai fait parce que c’était l’intérêt général et parce que c’était mon devoir. »

Nicolas Sarkozy a tenu à s’adresser directement aux 15 millions de retraités que compte la France : « Nous sommes le seul pays d’Europe à avoir maintenu l’indexation des retraites parce que la réforme des retraites a été faite quand il fallait la faire ! »

Le Président de la République a dénombré tous les pays européens touchés par la baisse des salaires et des pensions de retraites : moins 20% en Grèce, moins 15% au Portugal, moins 5% en Espagne.

« Il y a dans notre pays 15 millions de retraités. Pour 1,5 millions d’entre eux, je me suis aperçu que la sécurité sociale allait chercher à la banque de l’argent pour les payer. » « Je ne veux pas que nos enfants paient les dettes d’une génération incapable d’assumer ses responsabilités », a soutenu Nicolas Sarkozy. « Certes je l’assume, j’ai demandé des efforts aux français : deux ans de travail de plus. Mais y avait-il une autre solution (…) alors que nous avons gagné 15 années d’espérance de vie depuis 1950 ? »

Pour Nicolas Sarkozy, la France est à un tournant. « Soit elle prend la voie du progrès, c’est-à-dire celle du travail, de l'effort, du mérite et la France demeurera dans le peloton de tête des pays qui comptent dans le monde. (…) Soit, la France prend le chemin de la facilité, de la réponse positive à toutes les demandes des corporatistes, du partage du temps de travail, de ceux qui ont promis hier les 35 heures et la retraite à 60 ans et, dans ce cas-là, c'est vos enfants qui paieront le prix le plus cher de l'absence de courage de ceux qui de toute façon n'ont pas l'amour de notre pays suffisamment chevillé au cœur et à l'âme pour dire aux Français : voilà quelle est la vérité », a-t-il ajouté.

C’est le chemin de la revalorisation et du respect du travail que porte aujourd’hui le candidat car pour lui, « le travail est la première des valeurs de la République française ».presidentielle-033.jpg

Droits et devoirs

Nicolas Sarkozy, tout au long de son discours, n’a cessé de scander ses convictions profondes : chaque Français a des droits et il a aussi des devoirs, le travail doit toujours être plus rémunérateur que l’assistanat.

Une façon pour le Président de la République de rappeler trois propositions en ce sens :

  • un référendum sur la réforme du système d’indemnisation-chômage afin que le chômage soit effectivement une période de formation qui mène à son issue toute personne au chômage sans perspective sérieuse de reprise d'emploi à accepter un emploi qualifié correspondant.
  • Le conditionnement du maintien du RSA à une évaluation périodique de 18 mois afin de mesurer les progrès de l’insertion
  • La généralisation de 7 heures de travail d’intérêt général pour les bénéficiaires du RSA sans activité
Une immigration maîtrisée compte-tenu de l’état de notre système d’intégration

Pour Nicolas Sarkozy, deux questions se posent : « la première, c’est notre système d’intégration qui ne fonctionne plus, qui est victime d’embolie ». « Il ne faut pas refuser de voir la réalité » a-t-il affirmé. La deuxième, selon lui réside dans le « déséquilibre de nos comptes sociaux » qui doit demander un effort des nationaux comme des étrangers.

« La France est ouverte (…) mais la France a le droit de décider souverainement de qui entre sur son territoire et de qui doit en sortir ». C’est la raison pour laquelle, compte-tenu de l’état de notre système d’intégration, Nicolas Sarkozy estime indispensable de diviser par deux les étrangers acceptés sur le territoire pour les 5 années à venir.

« Je vais tout vous donner »

En conclusion de ce discours sans note où le Président a parlé « avec son cœur et avec son expérience », Nicolas Sarkozy a affirmé sa liberté nouvelle, sans le poids du protocole, pour se présenter devant les Français : « Je veux le faire en liberté, sans calcul, sans hypocrisie, sans mensonge, sans les petits trucs de la vie politique, sans filet ». « J’ai choisi de faire de la politique depuis bien longtemps parce que j’aime la France. (…) Je vais tout vous donner. Je vais me consacrer à ma tâche. Et j’y vais pas pour un statut, un bureau, une rémunération, j’y vais par passion, j’y vais par conviction » ajoutant que « si la politique est si peu respectée, c’est parce qu’il y a un déficit d’authenticité ».

« Croyez-moi je vais vous mener à la victoire » a assuré Nicolas Sarkozy avant de lancer à la foule : « aidez-moi à construire la France forte, aidez-moi à faire triompher nos valeurs, nos idées, notre idéal ! ».

La France Forte

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