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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 19:03

Dire la vérité aux Français, voilà le leitmotiv du discours de Nicolas Sarkozy ce mercredi à Elancourt. La vérité sur certains corps intermédiaires, la vérité sur l’immigration que nous avons le devoir de maîtriser, la vérité sur la sécurité que les socialistes ont systématiquement refusée de voter, la vérité encore sur l’Europe qu’il nous appartient de réformer avec ambition pour qu’elle soit plus juste et plus protectrice. Retour sur les propositions de Nicolas Sarkozy.

« Je veux rendre la parole au peuple de France et c’est vous qui serez les garants de mes engagements ! » C’est par ces mots que Nicolas Sarkozy a débuté son meeting à Elancourt, dans une formidable ambiance.presidentielle-064.jpg

Première vérité : c’est par le référendum que les Français reprendront la parole alors que certains corps intermédiaires font de la politique au lieu de s’occuper des intérêts des salariés

C’est par le référendum que Nicolas Sarkozy entend rendre la parole au peuple de France.

A chaque fois que les partenaires sociaux ne parviendront pas à s’accorder, à chaque fois que les obstacles catégoriels et les conservatismes s’avéreront trop puissants pour trancher une question essentielle pour l’avenir des Français, alors Nicolas Sarkozy, si les Français lui renouvellent leur confiance, s’adressera directement aux Français pour qu'ils la tranchent.

Condamnant l’attitude de certains syndicalistes qui bloquent la parution d’un journal pour empêcher la publication d’une interview d’un candidat auquel ils s’opposent, Nicolas Sarkozy a réitéré sa volonté de défendre coûte que coûte la sidérurgie française : « je veux faire pour la sidérurgie ce que j’ai fait en d’autres temps pour Alstom ».

Deuxième vérité : il est impératif de conserver une immigration maîtrisée parce qu’il est mensonger de dire que l’on peut accueillir tout le monde

En continuant dans la voie de l’immigration choisie et en luttant sans relâche contre l’immigration clandestine, la France exerce son droit de décider qui elle choisit de faire entrer et demeurer chez elle.

Aujourd’hui, notre pays accueille 180 000 immigrés par an, contre 120 000 au début des années 1990. Pour Nicolas Sarkozy, l’immigration est un atout et une richesse mais l’embolie de notre système d’intégration, d’une part, et le déséquilibre de notre protection sociale d’autre part impose de la réduire pour qu’elle reste compatible avec nos capacités d’accueil, avec la situation de notre économie comme celle de l’école. Pour cela, le candidat propose de diviser par deux le nombre d’étrangers acceptés sur le territoire français pour les cinq années à venir.

« Parce que la poche des Français n’est pas inépuisable », Nicolas Sarkozy propose également que soient désormais instauré pour percevoir le RSA comme le minimum vieillesse des conditions de présence (10 ans) et d'activité (5ans) sur le territoire.

De la même manière, Nicolas Sarkozy souhaite mettre fin au regroupement familial automatique. Pour chaque cas, chaque demande, la France vérifiera, par exemple, qu’il dispose d’un contrat de travail à durée indéterminée, qu’il a respecté l’intégralité de ses obligations d’intégration – notamment qu’il a continué d’apprendre le français si cette condition figurait dans son contrat d’accueil et d’intégration – qu’il a une vie sociale en France, de bonnes conditions de logement pour sa famille et des ressources suffisantes pour l’accueillir. C’est là, pour Nicolas Sarkozy, la condition d’une bonne intégration pour lui et pour sa famille qui le rejoint.

Troisième vérité : l’Europe doit être réformée par les Européens qui croient justement en elle et en sa capacité à protéger ses travailleurs, ses citoyens.

« La France que j’aime, la France à laquelle je crois, elle montre le chemin » a défendu Nicolas Sarkozy.

« Je fais campagne en vérité, l’heure est trop importante, les choix sont trop lourds pour que l’on masque le débat » a affirmé Nicolas Sarkozy.

« Nous devons réformer l’espace Schengen », a une nouvelle fois soutenu le Président de la République candidat. « Nous n’avons pas fait l’Europe pour avoir une Europe passoire et c’est justement parce que nous sommes européens que nous pouvons dire cela » a-t-il poursuivi. Tout comme il est parvenu, avec ses partenaires européens, à établir une gouvernance de la zone euro grâce à une convergence des politiques économiques des pays de la zone euro, Nicolas Sarkozy souhaite faire converger les politiques d’immigration de l’espace Schengen qui laisse aujourd’hui certaines de ses frontières extérieures totalement ouvertes à l’immigration illégale. Pour Nicolas Sarkozy, la France – comme tout pays européen - doit pouvoir protéger ses frontières nationales en l'absence d'une frontière extérieure efficace.

L’Europe doit rendre nos entreprises plus fortes. C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy souhaite instaurer une clause de réciprocité à l’ouverture de nos marchés publics. Ceux-ci sont un enjeu important puisqu’ils représentent 10 à 15% de la richesse mondiale. Or, aujourd’hui, l’Union européenne a ouvert tous ses marchés à la concurrence tandis que d’autres pays n’en ouvrent aucun. S’il est élu, Nicolas Sarkozy proposera que l’Europe se dote, sur le modèle américain, d’un « Buy European Act » pour que les entreprises produisant en Europe soient « celles qui bénéficient de l'argent public européen ».

De la même manière, « parce que le processus est toujours le même : on fait des appels d’offre, on choisit l’entreprise qui fait les prix les moins chers et c’est toujours la plus grande ! Et les petites entreprises sont liquidées car elles ne peuvent pas accéder à ces marchés. » C’est conscient de cet enjeu que le Président de la République candidat propose de créer un « Small Business Act » européen pour soutenir nos PME. Avec cette mesure, l’Europe devra s’obliger à réserver une part de 20% de ses marchés publics à ses PME. « Je donne un an pour qu’il y ait la réciprocité, si au bout d’un an il n’y a pas réciprocité, nous créerons ce « small business act » par lequel la France appliquera unilatéralement sa propre charte des PME.

« Je crois à l’Europe des producteurs et à l’Europe des travailleurs » a-t-il martelé.


Quatrième vérité : être Français confère des droits mais aussi des devoirs et il est temps que chacun respecte ces devoirs.

Devoir pour le Français de ne pas s’expatrier fiscalement, d’abord. Pour lutter contre cet exil fiscal d’une minorité de Français s’expatriant pour ne pas payer d’impôts tout en continuant à bénéficier délibérément des avantages de la nationalité française, Nicolas Sarkozy propose la création d’un impôt sur les revenus du capital pour les exilés fiscaux qui vivent uniquement de dividendes, plus-values et d’intérêt. Cette mesure ne concerne en aucun cas les expatriés français qui ont quitté la France pour raison professionnelle et qui participent à la puissance et au rayonnement de la France forte à l’étranger.

« La République, celle que nous voulons, c’est une République des droits et une République des devoirs. Et je pense qu’il est temps de rappeler ces devoirs : pas d’horaires séparés dans nos piscines pour les femmes et pour les hommes, pas de médecins différents pour les femmes et pour les hommes, pas de menus différents dans les cantines scolaires selon les origines et la religion de nos enfants, et nous ne voulons pas sur les trottoirs de la République de femmes en burqa parce que ce n’est pas notre conception de l’égalité de la femme et de l’homme. »

Nicolas Sarkozy a rappelé le flou des positions du candidat socialiste sur ce sujet alors que ce dernier, a selon lui, le devoir de préciser ses convictions et ses positions alors qu’il se présente comme candidat à la présidence de la République.

Cinquième vérité : François Hollande et les socialistes n’ont voté aucun des textes proposés pour la sécurité des Français depuis 2002.

Tout comme ils n’ont pas voté en faveur de l’interdiction de la burqa, les socialistes n’ont voté, selon Nicolas Sarkozy, aucun des textes qu’il proposait pour la sécurité des Français. « Quelle est leur crédibilité aujourd’hui de les défendre ? » a interrogé Nicolas Sarkozy, arguant s’étonner du « doublement des centres éducatifs fermés » proposé dans le projet socialiste, dans la mesure où ces derniers avaient voté contre au Parlement !

« Dans cette campagne, chacun peut défendre ce qu’il veut mais il ne doit pas biaiser, il ne doit pas truquer » ses positions et ses propositions, a défendu Nicolas Sarkozy, ajoutant à la suite des drmaes de Montauban et de Toulouse que « quand on veut présider la France, on ne commence pas par insulter et refuser sa confiance aux forces de police ».

La France Forte

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