En a t-on vraiment besoin? C'est le thème d'une étude lancée par le minstère de l'écologie. La ministre de l'Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé ce lundi à Biarritz un prochain rapport de son ministère sur l'opportunité du projet de ligne à grande vitesse qui traverserait le Pays basque vers l'Espagne.
Une étude pour débattre
"Il existe un questionnement : en a-t-on vraiment besoin, y a-t-il vraiment un risque de saturation ?" a déclaré la ministre à la presse en marge de sa visite à Biarritz pour lancer les Journées de la Mer.
Selon Nathalie Kosciusko-Morizet, une étude sera publiée "dans les prochains jours". Elle affirme en effet avoir demandé une enquête approfondie aux ingénieurs généraux de son ministère. Elle entend ensuite en "discuter et débattre prioritairement avec les élus de la région".
Hostilité affichée de nombreux élus basques
Les maires de nombreuses communes concernées par le nouveau tracé de la future LGV ont réaffirmé leur hostilité au projet le 27 avril dernier. La construction de cette tranchée dans le paysage sera "dévastatrice" selon eux. Ils estiment que "le bilan coûts/avantages est désastreux".
"Nous sommes intimement convaincus de la nécessité de moderniser la voie existante entre Bayonne et Hendaye plutôt que de créer une ligne nouvelle a travers le Pays basque", avait déclaré Michel Hiriart, président de la communauté de communes Sud Pays basque.
Les élus basques ont relevé les évolutions de trafic ferroviaire dans la région, selon eux très inférieures à celles prévues par RFF et qui seraient "largement surestimées pour justifier la construction d'une ligne nouvelle".
De passage au Pays basque le 28 janvier, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire avait de son côté souhaité "la poursuite" des discussions sur ce projet.
France 3 Aquitaine