Problèmes à Bénesse-Maremne et Tyrosse, Saint-Paul-lès-Dax, Roquefort et Arue.
Étienne Picher, responsable études et concertation pour la ligne Bordeaux-Espagne du TGV à RFF (Réseau ferré de France) tenait hier après-midi une réunion avec les élus landais concernés et le préfet des Landes. Réunion de concertation sur les différentes hypothèses de tracé que la société propose, entre Bordeaux et l'Espagne, sur l'ensemble des communes intéressées. Pour lui, « la situation évolue petit à petit, la plupart des collectivités trouvant un terrain de compromis pour tenir compte à la fois des conséquences des travaux sur le milieu naturel, de l'impact économique et paysager, de celui sur l'habitat ainsi que de l'équilibre financier général. »
Collectivités diviséesIl reste néanmoins trois zones où les avis présentés par les collectivités ont du mal à converger. Entre Bénesse-Maremne, soucieuse de réduire la segmentation de son territoire (où il y a déjà la RN 10, l'autoroute et la voie ferrée actuelle) en même temps que les effets acoustiques, et Tyrosse, désirant mieux protéger son habitat et ses entreprises. À Saint-Paul-lès-Dax, pas d'accord pour la ligne reliant la gare actuelle à la future LGV. Enfin, les exigences des deux communes de Roquefort et d'Arue ne sont pas compatibles.
Reste donc encore quelques points de vue à rapprocher, avant les prochaines échéances qui sont, le 14 juin, la réunion des comités territoriaux à Bordeaux, puis le 23 juin, toujours à Bordeaux, le comité de pilotage. Mené par le préfet de région, il arrêtera le projet de tracé qui sera ensuite soumis à la décision du ministre. Lequel tranchera fin 2011 ou au début de l'année 2012.
Le Sud Ouest du 070611