Faire vivre une équipe municipale n'est pas de tout repos. Au plaisir de s'investir pour l'avenir de sa commune et le bien-être des habitants, s'ajoute parfois un lot de petits tracas qui se compliquent lorsque la dimension humaine entre en jeu. Diverses communes ont déjà fait les frais de ces incompatibilités d'humeurs qui jaillissent après l'élection du maire et son équipe. Saint-Jory n'échappe malheureusement pas à cette règle… Après quatre démissions d'élus, depuis 2008, pour des raisons totalement personnelles telles que des changements de lieu de travail ou de résidence, l'équipe de la majorité doit désormais encaisser la demande de retrait de délégation faite par un adjoint, et le retrait de délégations que le maire, Henri Miguel, vient de signifier à son premier adjoint. Michel Avellana se voit en effet retirer l'urbanisme, l'aménagement de l'espace, la zone d'aménagement concertée, les travaux neufs. Il lui resterait donc l'aménagement du centre urbain, les commissions de sécurité. Joint pas téléphone, ce dernier n'a pas souhaité s'étendre expliquant juste, avant de raccrocher rapidement, que « rien n'était encore totalement fait ». Ce qui, en substance, est vrai puisque la préfecture devra prochainement donner son accord, ou pas, sur la question. Henri Miguel, qui n'est pas actuellement à Saint-Jory, est quant à lui resté injoignable malgré nos diverses tentatives de contacts. Des proches laissent entendre qu'il aurait souhaité « faire le point à l'extérieur de la ville », mais qu'il devrait cependant « se prononcer sur le sujet, dès son retour ». Le maire pourrait alors expliquer son choix et donner sa version des faits concernant l'adjoint qui ne veut plus assumer ses délégations. Contactée, cette personne n'a toujours pas donné suite à nos appels. Solidarité avec le premier adjoint ? Raisons purement personnelles ? Les questions restent entières à ce jour. Nous gardons malgré tout à l'esprit que tout élu se doit de donner des explications aux administrés notamment lorsqu'il s'agit de changement aussi important que celui-ci…
Les conseillers et adjoints fidèles au maire hésitent également à avancer des réponses concrètes. Ils lâchent juste, à demi-mot, que le maire aurait pris la décision de couper les ailes de son premier adjoint par soucis d'intégrité, pour « éviter un mélange des genres entre le métier qu'exerce celui-ci (ndlr : architecte) et sa position d'élu à l'urbanisme ». Une décision qu'ils cautionnent sans pour autant s'en réjouir, car de tels changements pourraient bien donner du grain à moudre à un adversaire toujours en position d'attaque : l'opposition. Thierry Fourcassier et son équipe (ils sont sept élus) savent que toute défaillance en face peut être exploitée à leur profit, à condition bien entendu, de s'en saisir correctement. C'est à ce titre qu'ils veulent « provoquer un conseil municipal extraordinaire sur le sujet ». Affaire à suivre…
La Dépêche du Midi
Après le 1° adjoint, adjoint à l’urbanisme, puis Christine Daire adjointe aux affaires scolaires, c’est maintenant Jean jacques Lafond qui a lui aussi rendu ses délégations au maire au plus mauvais moment. En effet l’enquête publique en septembre sur les TER et la mise à 4 voies s’est faite sans l’élu chargé des transports. Des rumeurs annoncent aussi Richard Donnadieu, adjoint à l’assainissement, comme ayant aussi rendu ses délégations. Sans pour autant démissionner ces élus en rendant leurs délégations démontrent ainsi leur opposition à la politique de Henry Miguel le maire qui se retrouve de plus en plus isolé dans son propre camp. De plus certains élus de la majorité, donc avec les responsabilités décisionnelles pour la commune, se permettent de venir épisodiquement au Conseil Municipal, et l’une, Isabelle Menendez, n’y a même jamais mis les pieds. Combien de temps cette situation peut-elle encore durer ? Des négociations dans l’ombre voient maintenant le jour, les désaccords apparaissent, la tension monte, le maire essaye de rattraper la situation mais c’est trop tard, la majorité municipale a éclaté.
Le Petit Journal