Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Contours de la gare LGV

TGV_964.jpgLe public est invité à se prononcer sur la future gare LGV.

Lundi prochain, le 10 octobre, s'ouvre, pour un mois, la quatrième phase de concertation du public entreprise par GPSO (Grands Projets Sud-Ouest). Une phase sur les projets de gares et points de desserte des futures LGV Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse. Le Lot-et-Garonne est concerné par cette concertation puisque la future ligne LGV qui va le traverser aura droit à une nouvelle gare en Agenais.

Il y a encore quelques mois, la polémique entre les partisans d'une gare LGV en rive gauche et d'une gare LGV en centre-ville battait son plein. Aujourd'hui, ce débat est clos, d'autant que le 29 juillet dernier la ministre des Transports actait le principe d'une gare nouvelle de l'autre côté de la Garonne et plus précisément à la frontière entre Brax et Roquefort, derrière l'usine de panneaux photovoltaïques, Fonroche. « Il y a deux emplacements possibles à 300 mètres de distance », souligne Frédéric Perrière, directeur des études GPSO qui, lundi était sur cette zone avec les maires de Brax et de Roquefort et les présidents de la Communauté d'agglomération d'Agen et de la Communauté de Laplume-en-Bruilhois.

« A ce jour, la localisation ne peut être précise. Il faut d'abord savoir ce que l'on veut faire autour de cette gare : une zone plus ou moins urbanisée, une zone avec des équipements ou encore préserver un espace naturel… La réflexion n'est pas aboutie. La concertation qui s'ouvre lundi doit la nourrir. »

Deux millions de voyageurs

Cette actuelle imprécision fait osciller l'emprise prévue de la future gare LGV entre 20 et 30 hectares. « Le public va pouvoir évoquer également les équipements qu'il souhaiterait voir sur cette gare », poursuit le directeur de GPSO. Une plaquette sur le projet sera mise à disposition dans les mairies de Brax, Roquefort et Agen et aux sièges des deux communautés concernées. Un document téléchargeable sur le site Internet de GPSO.

Ainsi, RFF estime qu'il pourrait y avoir, au quotidien, avec la ligne nouvelle : 13 trains aptes à la grande vitesse (TaGV) allers-retours vers Paris ou Toulouse, 5 TaGV allers-retours vers Bordeaux ou la Méditerranée et 5 TaGV allers-retours en direction de Bayonne et l'Espagne ou Hendaye.

Le nombre de clients de la gare nouvelle de l'agglomération agenaise devrait atteindre environ deux millions de voyageurs par an.

Gare aux normes HQE

La gare prévue se voudra « exemplaire en matière de développement durable » avec un bâtiment conçu aux normes HQE et accessible aux personnes à mobilité réduite et intégré dans l'environnement paysager. Elle devrait être conçue comme un véritable lieu de vie avec boutiques, cafés-restaurants, salles de conférences, Wifi, etc. A ce stade de la réflexion, un vaste espace stationnement est envisagé avec 25 à 30 places en arrêt-minute, 150 places de parking courte-durée, 1 250 en longue durée, 250 places de location de voitures, 300 places pour les deux-roues.

Du côté de la gare du centre-ville d'Agen, elle continuera à assurer la desserte des trains régionaux et sera reliée à la gare LGV par une liaison ferroviaire franchissant la Garonne (le fameux pont de Camelat). Pont que les élus de l'agglomération agenaise verraient bien porter la double vocation « ferroviaire et routier ». « La ministre des Transports s'est déjà exprimée sur ce sujet. La ligne nouvelle ne nécessite pas un nouvel accès routier. Après tout dépendra qui prendra la maitrise d'ouvrage… », ajoute Frédéric Perrière. Une question qui fera l'objet d'un débat cet hiver… ou le suivant.

Le Sud Ouest
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article