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Projet de LGV : le Département décidé à trancher

La future ligne à grande vitesse est à l'ordre du jour de l'importante session publique qui démarre à Pau aujourd'hui.

Est-ce que tous les conseillers généraux sauront trouver leur place au Parlement de Navarre, ce matin, à Pau ? Rien n'est moins sûr ! L'équipe du nouveau président, Georges Labazée (PS, Thèze), a en effet réorganisé la disposition des élus au sein de l'assemblée départementale en s'inspirant de l'Assemblée nationale. Avec les élus de gauche rassemblés à gauche du président. Et les élus des groupes UMP et Forces 64 à droite. À noter qu'Hervé Lucbéreilh (Oloron-Ouest) qui avait annoncé son intention de quitter le groupe UMP, et l'abertzale basque Alain Iriart (Saint-Pierre d'Irube) sont classés comme « indépendants », mais rangés… à droite. La disposition des élus héritée de l'histoire, peu lisible et pratique, c'est donc terminé. Et nul doute qu'il y aura des voix pour s'en émouvoir. Mais on peut penser que le véritable rendez-vous avec l'histoire, c'est celui de la LGV.

La séance publique qui ne s'achèvera que demain sera en effet l'occasion, pour le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques de prendre enfin une décision sur le financement de la future ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique. Pour mémoire, l'État demande au Département de verser 79,88 millions d'euros pour la réalisation du tronçon Tours-Bordeaux. Or, après cinq ans de négociations avec recherche de contreparties (notre édition du 16 avril), « nous sommes au bout du bout de ce fichu dossier » explique Georges Labazée qui se veut réaliste. « C'est en 2006 (NDLR : le Modem Jean-Jacques Lasserre présidait alors) qu'on pouvait peut-être modifier les clés de répartition financière » entre collectivités amenées à payer pour la LGV. Mais « pas aujourd'hui… »

Le président compte donc faire voter une délibération qui accepte la convention de financement proposée par l'État. Une convention par laquelle l'État s'engage aussi à mener le débat public préalable à la desserte directe du Béarn et de la Bigorre dans le cadre de la réalisation d'un autre tronçon de LGV : celui qui doit relier Bordeaux à l'Espagne. Un débat qui indique « l'intention de faire » cette desserte, assure le directeur de cabinet de Georges Labazée, Arnaud Mandement. Mais qui ne constitue pas une « obligation de faire »… Nuance. Le Conseil général entend donc demeurer vigilant et va demander à la cour des comptes d'assurer un suivi des opérations financières dès la réalisation du tronçon Tours-Bordeaux. La session d'aujourd'hui permettra également de voter le gel de la part départementale du taux de la taxe sur le foncier bâti à 8,99 %. De valider une convention de 5 ans avec l'État en faveur du logement et de lancer une campagne pour attirer des entreprises aéronautiques. Ceci, en ayant recours pour la première fois vote électronique. Une autre petite révolution au Parlement de Navarre…

Le Sud Ouest du 280411
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