Ils ont fait hier le point sur leurs différentes démarches et initiatives.
Aujourd'hui au Parlement de Navarre, les conseillers généraux sont invités à voter une rallonge de la part du département dans le financement de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux (lire ci-dessous). A la veille de cette journée qui s'annonce comme devant être animée, les élus du Pays basque -les présidents de communautés de communes d'Errobi, Nive-Adour et Sud Pays Basque notamment - ont fait hier le point sur les démarches et les différentes initiatives qui jalonnent leur parcours d'opposants, déterminés à obtenir l'abandon du projet de construction d'une nouvelle ligne à grande vitesse entre Bayonne et Hendaye, au bénéfice de l'aménagement de la ligne actuelle.
Convaincus que leur combat est légitime, que toutes les prévisions de trafic de fret et de voyageurs fournies par RFF sous volontairement surévaluées et les coûts du chantier sous-évalués, et persuadés que l'impécuniosité de l'État, de RFF et de la SNCF finiront par leur donner raison, Michel Hiriart, Roland Hirigoyen et Paul Baudry ont détaillé, en compagnie d'Alain Iriart, conseiller général, le contenu de leurs dernières visites à Saragosse et Bruxelles.
Dans la capitale de l'Aragon, une délégation d'élus a visité l'immense plate-forme de fret de 1300 hectares et a acquis la certitude qu'entre 2035 et 2040, un tunnel de 40 kilomètres de long (6 milliards d'euros…) serait mis en service et permettrait une traversée centrale des Pyrénées du fret, ce qui soulagerait d'autant le transit des marchandises par les couloirs de la Côte basque et de la Catalogne.
Ligne ou corridor ?À Bruxelles, MM. Baudry, Hirigoyen et Hiriart ont rencontré Carlo Secchi, coordinateur des projets ferroviaires au sein de la Commission européenne, qui, selon Michel Hiriart, « s'est montré très intéressé par notre vision du projet et par les éclairages que nous apportons, relatifs notamment à la difficulté de traverser le Pays basque, où M. Secchi a promis de se rendre avant l'été. M. Secchi nous a confirmé qu'une LGV pouvait se concevoir comme une même ligne d'un bout à l'autre, ou comme un corridor qui allie des bouts de lignes nouvelles et des bouts de lignes existantes et réaménagées ».
Michel Hiriart s'est également félicité de l'attitude du nouveau préfet Ceccaldi, « car je dois dire que c'est la première fois qu'un préfet nous écoute et, mieux encore, semble nous entendre ».
Encore des étudesLe nouveau préfet a pris la décision de suspendre les sondages jusqu'à ce que (début mai ?) le Conseil général de l'environnement et du développement durable (rien à voir avec le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques) rende à la Ministre de l'environnement un rapport qui, selon les élus, lui a été commandé dans la plus grande discrétion en août dernier. Et un rapport dont personne ne semble savoir sur quoi il porte exactement.
Enfin, les trois présidents ont annoncé que le choix du cabinet chargé de réaliser une nouvelle étude serait bientôt fait. Les trois communautés de communes ont en effet décidé de voter un budget de 150 000 euros (chacun participe en proportion du nombre de ses habitants) afin d'étudier notamment les gains de temps que générerait une voie nouvelle, la mise en parallèle des projets espagnol et français, d'analyser le coût environnemental du projet et les coûts éventuels des atteintes aux biens et aux personnes. Il s'agit également de chiffrer le coût du réaménagement des voies actuelles et de leurs protections phoniques.
Le Sud Ouest du 280411