« Le collectif régional Union pour la Sauvegarde des Villages favorable à l’évaluation transparente et indépendante pour hiérarchiser les projets LGV ». Les conclusions du rapport Mariton de mai 2011 remises à la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale dénoncent des insuffisances sur l’aménagement de l’existant, des coûts excessifs de LGV et un manque de rentabilité notamment sur Bordeaux-Toulouse. Par lettre du 4 novembre à l’attention du président du Conseil Economique, social et environnemental, le premier Ministre demande que l’élaboration du Schéma National des Infrastructures et Transports soit : « adaptée au nouveau contexte économique et financier, notamment sur la base d’une hiérarchisation des projets envisagés et de la définition d’un plan de financement compatible avec les engagements de la France ». Maintenant, lors de l’assemblée plénière du 15 décembre des assises ferroviaires, la commission numéro 3 « L’économie du ferroviaire » présidée par Nicolas Baverez, après 3 mois de débats et d’études, demande d’une part de « Donner une priorité absolue à l’entretien et à la rénovation du réseau et poursuivre l’effort sans précédent entrepris par le Gouvernement sur le réseau ferré national. » et d’autre part d' « Engager une hiérarchisation dans le temps des grands projets ferroviaires figurant au SNIT, compatible avec les contraintes à court et moyen terme des finances publiques. ».
Selon Marc Ivaldi, économiste à la Toulouse School of Economics (TSE), spécialiste des transports, qui a participé aux Assises Ferroviaires. « Nous préconisons qu’au-delà des 4 grands projets de LGV en cours (Tours-Bordeaux, ligne Bretagne – Pays-de-Loire, 2e phase de la ligne Est-Europe et le contournement de Nîmes et Montpellier), on soumette les prochains projets à une évaluation transparente et indépendante car nous n’avons pas assez d’infos pour juger de la pertinence de lignes supplémentaires….Personne aujourd’hui ne dispose de contre expertise. Or aujourd’hui, étant donné l’état des finances publiques, on ne peut plus se permettre de jouer à ce jeu-là. » Pour Thierry Fourcassier porte parole du collectif régional Union pour la Sauvegarde des Villages « Si le projet « tout LGV » Bordeaux Toulouse est si rentable financièrement que certains veulent bien le laisser entendre dire, alors Messieurs Martin Malvy, Pierre Cohen et Pierre Izard n’ont pas à craindre de soumettre ce projet à une évaluation indépendante. Au vu de leurs réactions, tout porte à croire que ce n’est vraiment pas le cas »
Le Petit Journal