« Reconnaissance ministérielle : Les propositions du collectif régional USV ont été reprises par le premier Ministre François Fillon, puis en séance plénière des Assises Ferroviaires et enfin par la ministre des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet »
Lors de l’assemblée plénière du 15 décembre des assises ferroviaires, la commission numéro 3 « L’économie du ferroviaire » présidée par Nicolas Baverez, après 3 mois de débats et d’études, a repris les demandes argumentées par le
collectif régional Union pour la Sauvegarde des Villages : « Donner une priorité absolue à l’entretien et à la rénovation du réseau et poursuivre l’effort sans précédent entrepris par le Gouvernement sur le réseau ferré national. Engager une hiérarchisation dans le temps des grands projets ferroviaires figurant au SNIT, compatible avec les contraintes à court et moyen terme des finances publiques. »
Pour Thierry Fourcassier, porte parole du Collectif Régional Union pour la Sauvegarde des Villages, « C’est un beau cadeau de Noël pour tous les membres de notre collectif régional dont le travail et l’engagement sans faille est maintenant pleinement considéré par plusieurs députés et ministres. Les conclusions de notre dernier argumentaire datant du mois d’octobre sont reprises : hiérarchiser les projets LGV à l’échelle nationale et internationale, réaliser une étude financière sur l’utilité publique des projets et aménager prioritairement les voies existantes. En effet, les dessertes doivent se diriger vers une véritable mixité ferroviaire. Le "tout LGV" est terminé. La desserte à grande vitesse devra se faire en améliorant les lignes existantes pour mieux les adapter à la grande vitesse, si possible, puis, selon les tronçons avec création d’une nouvelle ligne LGV si nécessaire. »
Le mois dernier le 1er ministre avait déjà repris les propos du collectif régional en demandant de « hiérarchiser les projets ». Maintenant Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Écologie et des Transports, demande une étude indépendante qui jugera de la « pertinence économique » des différents projets LGV. Parallèlement, le collectif est à l'inverse, très surpris des propos de Mr Martin Malvy indiquant que « la ligne Bordeaux-Toulouse …. donne toute sa rentabilité à la ligne Tours-Bordeaux ». Cela est totalement faux, au contraire même, car la ligne Tours-Bordeaux est dans un couloir européen à destination des voyageurs et du fret. Alors que la ligne Bordeaux-Toulouse n’est que transversale, n’est prévue que pour les voyageurs, n’est pas conçue pour être adaptée au fret et a, en plus, un prix de construction au kilomètre, sur certains tronçons, qui est le double du prix moyen (déjà élevé!) de 16 millions le km. Financer, en projet commun, la totalité du tronçon « tout LGV» Tours-Bordeaux déjà réalisé avec le tronçon « tout LGV » Bordeaux-Toulouse encore en étude ne ferait que diminuer la rentabilité financière de la ligne Tours-Bordeaux.
Le Petit Journal