Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Menaces sur la LGV : le Conseil général alerte François Fillon

TGV_1121.jpgLe Conseil général des Pyrénées-Atlantiques a menacé vendredi de « suspendre les paiements pour le financement départemental pour le LGV Tours-Bordeaux », si l’extension de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et l’Espagne n’était pas confirmée.

Cette menace, s’ajoutant à celle brandie jeudi par le Conseil régional de Midi-Pyrénées si la prolongation ultérieure de la ligne vers Toulouse était remise en cause, survient après l’annonce de la ministre de l’Écologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, de demander une évaluation de la pertinence socio-économique des prochaines lignes à grande vitesse.

Cette annonce avait suscité l’inquiétude parmi les collectivités du sud-ouest qui ont accepté de participer au financement de Tours-Bordeaux, ce maillon devant ensuite être prolongé de trois branches distinctes vers Limoges à partir de Poitiers, et au sud de Bordeaux vers l’Espagne via le Pays Basque d’une part et vers Toulouse d’autre part.

« Si le projet de LGV Tours-Bordeaux est bien confirmé, la réalisation effective de la liaison Bordeaux-Espagne semble, elle, directement menacée par cette annonce ministérielle », a écrit Georges Labazée, le président socialiste du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, dans un courrier adressé au Premier ministre François Fillon.

Il rappelle que son département contribue au financement du tronçon Tours-Bordeaux « pour un montant de 79 millions d’euros » et qu’il « attend des confirmations claires de l’État ».

---

Vendredi encore, la député-maire de Pau, Martine Lignières-Cassou a adressé un courrier à la ministre de l’Écologie pour lui faire part de « son inquiétude sur les perspectives de déploiement des LGV à la suite des conclusions des assises du ferroviaire ».

Jeudi, l’ensemble des présidents des chambres de commerce et d’industrie (CCI) d’Aquitaine ont dénoncé dans un communiqué « le tricotage politique suite aux atermoiements de la ministre de l’Écologie et des Transports », soulignant « un projet vital pour notre région ». « L’axe Bordeaux/Espagne est une priorité absolue pour notre désenclavement. Remettre en question l’ensemble de la ligne LGV est irresponsable », a jugé la CCI d’Aquitaine.

De son côté la communauté d’agglomération du grand Dax a voté jeudi soir une motion pour demander que « les trains à destination du Béarn et de la Bigorre continuent à desservir la gare LGVde Dax »., faute de quoi elle se dit prête à remettre en cause sa contribution financière au Grand projet du sud-ouest (GPSO).

David Grosclaude, conseiller régional béarnais d’Europe Écologie Les Verts, rappelle que les écologistes ont « toujours pensé que la très grande vitesse n’était pas une bonne chose ». Pour lui le « retournement de la ministre d’un gouvernement de droite prouve que la crise est telle qu’il est obligé de renoncer à certains projets qu’il voulait faire financer, en partie, par les collectivités locales.»

La République des Pyrénées

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article