Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

LGV : « Une période noire »

TGV_845.jpgRésignés à voir la commune traversée par les voies nouvelles, les Cadaujacais espèrent limiter les dégâts.

Même plus de colère. Mais des inquiétudes, et beaucoup de questions en suspens. C'était la tonalité mardi, en fin d'après-midi, à la réunion publique sur la LGV, qui a réuni environ 80 personnes, salle du château à Cadaujac. C'est bien moins que lors de la précédente édition, il y a un an. Résignation ?

RFF n'était pas là

Il s'agissait cette fois pour le maire, Francis Gazeau, et son adjointe, Catherine Merschardt, de présenter les derniers documents émanant de RFF sur la traversée de la commune, de part en part, par les nouveaux équipements ferroviaires, et leur impact. Sur les maisons : sans doute une dizaine d'expropriations en vue.

Sur les voiries : la disparition annoncée de tous les passages à niveau, la reconstruction du pont de l'avenue Charles-de-Gaulle, la création d'une autre rue de Plombard dans le secteur de Paté, ou encore les impacts sur les rues de Balette et du Bois-du-Pont. La gare, aussi, qui serait déplacée vers le nord, a peu près en face du terrain de football, sur la fameuse parcelle du devant, déclarée inconstructible il n'y a pas si longtemps, pour cause de classement AOC.

En dépit d'une récente réunion du conseil consultatif local avec les responsables du projet, le maire a insisté sur le fait que la commune n'a pas encore réponse à toutes les questions. « On est le pot de terre », a-t-il répété, pour aussitôt inciter ses administrés à se tourner vers RFF pour faire valoir leurs questions et leurs intérêts. « Nous vous soutiendrons. On peut se battre », a-t-il dit. Pour limiter les dégâts, ou en faire payer le prix.

« Des familles seront expropriées, d'autres seront impactées par la proximité de la voie, nous aurons 150 à 200 trains par jour au lieu de 78 aujourd'hui. Nous allons vivre une période noire avec des travaux durant plusieurs années », a prévenu le maire.

Il a aussi rappelé que les documents sur l'exposition au bruit de la commune, établis il y a trois ans, pourraient permettre de « faire appliquer la loi », à condition de « se bagarrer ».

C'était assez en accord avec les interventions de la salle : celles d'habitants des rues de Balette ou du Bois-du-Pont. Vibrations, bruit, hauteur des protections antibruit, devenir des rues, et aussi valeur des maisons. « Quand j'ai construit en 1984, c'était 20 000 euros pour 800 m² de terrain. Actuellement, c'est 100 000 euros pour 350 m². Pour ceux qui devront reconstruire, c'est catastrophique », a relevé un habitant.

À chaque protestation, Francis Gazeau s'est dit « 100 % d'accord » avec ses concitoyens. Jean-Claude Grenier, son opposant socialiste au Conseil et membre du conseil consultatif cadaujacais, s'est, pour sa part, montré sceptique sur le succès de procédures individuelles face à RFF. « Ils vont user les gens un par un. » Et il proposait de regrouper des moyens pour faire évaluer les propriétés par un expert auprès des tribunaux. D'autres ont jugé que rien ne pourrait être fait avant l'enquête publique.

Le maire a finalement promis une nouvelle réunion, « dès qu'on saura quelque chose de nouveau ».

Le Sud Ouest du 070711
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article