Alors que la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a récemment annoncé que tous les projets de ligne à grande vitesse prévus mais non-engagés devraient être évalués pour valider leur pertinence économique, les principaux élus de Midi-Pyrénées ont demandé des garanties au Premier ministre François Fillon concernant la LGV Toulouse-Bordeaux.
Une inquiétude qui s’explique notamment par le fait que nombre de collectivités du sud-ouest avaient accepté de participer au financement du tronçon Tours-Bordeaux en échange de l’assurance d’une aide au financement de la LGV entre Bordeaux et Toulouse.
Martin Malvy, président de Région, Pierre Izard, président du Conseil général de la Haute-Garonne, et Pierre Cohen, maire de Toulouse, demandent à François Fillon « de confirmer rapidement que la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux-Toulouse constitue un seul et même projet, qu’il est inscrit dans son ensemble au programme des grandes infrastructures et que le calendrier – déclaration d’utilité publique en 2014, premiers travaux en 2017 – sera respecté. »
L’annonce de Nathalie Kosciusko-Morizet intervient alors que les élus écologistes anticipent un surcoût d’un milliard d’euros pour la future LGV Bordeaux-Toulouse, ce qui porterait la facture à plus de 5 milliards pour ce tronçon. « Le prix du kilomètre a très rapidement explosé, passant de 5 à 20 millions d’euros ! », a ainsi dénoncé le groupe Europe Ecologie-Les Verts au Conseil régional de Midi-Pyrénées.
ToulEco