Les élus socialistes de Toulouse et de Midi-Pyrénées ont demandé lundi au premier ministre de confirmer le calendrier de la LGV Tours-Bordeaux-Toulouse, craignant qu'elle soit menacée par la création d'une mission examinant la rentabilité des projets de ligne à grande vitesse.
Lors des Assises du Ferroviaire la semaine passée, le coût des investissements de construction de 2.000 km de ligne nouvelle, prévus par le Grenelle de l'Environnement, a fait débat en raison des difficultés financières de l'Etat et des collectivités.Selon un responsable de réseau ferré de France (RFF), la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a suggéré "de confier à une commission indépendante l'évaluation de la pertinence socio-économique des prochaines lignes".
Il n'y aurait toutefois pas de remise en cause des quatre LGV (fin de la LGV-Est, Le Mans-Rennes, Tours-Bordeaux et le contournement de Nîmes-Montpellier) dont le financement est assuré.
A Toulouse, Pierre Cohen, président de la Communauté urbaine, Pierre Izard, président du Conseil Général de Haute-Garonne et Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, se sont opposés lundi dans un communiqué commun à une telle démarche.
"Comment comprendre quaujourdhui le Gouvernement doute de la pertinence de ses propres projets ?" interrogent les élus.
"Nous demandons au Premier ministre de confirmer rapidement que la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux-Toulouse constitue un seul et même projet, quil est inscrit dans son ensemble au programme des grandes infrastructures et que le calendrier - déclaration dutilité publique en 2014, premiers travaux en 2017 - sera respecté", ajoutent-ils.
Pour MM. Cohen, Izard et Malvy "lintérêt économique et la rentabilité de cette ligne ont été démontrés à de nombreuses reprises" et la liaison Toulouse-Paris en trois heures "nest possible quavec une voie nouvelle, tout comme Tours-Bordeaux".
"Toute autre solution préconisée par certains - comme lutilisation de la voie actuelle - doit être écartée" car elle ne permettrait pas la circulation, du TGV, du fret et des autres trains de voyageurs, soulignent-ils en se démarquant de leurs alliés écologistes.
Le Parisien