Le chantier de la ligne à grande vitesse va concrètement commencer le 1er août sur la Gorp.
Paris à deux heures, ce n'est pas demain, mais les premiers coups de pelleteuse, c'est dans quelques jours. Le chantier de la ligne à grande vitesse à Ambarès, la commune de France au centre-ville le plus impacté par le projet, commencera donc le 1er août avec la destruction de trois lots de bâti, en bordure de la voie ferrée Bordeaux-Nantes, à hauteur de la halte de la Gorp.
Le secteur est déjà « nettoyé ». En bordure de la place du 19-Mars-1962 et de la rue Coty, les maisons et locaux sont désaffectés depuis longtemps. Un commerce, un cabinet paramédical, deux habitations : rien de muré mais un état de désordre qui renseigne bien sur le destin des bâtiments : la destruction.
Les équipes d'Aquitaine Déconstruction arriveront sur site le 1er août pour les mettre par terre en quelques jours. Finition et pose de clôtures s'étaleront jusqu'au 19 août. Jusqu'à cette date, le stationnement sera interdit sur la place du 19-Mars. Un parking provisoire sera mis à disposition des riverains, rue Pierre-Monimeau. Un numéro a été mis en place pour les riverains (1).
Plus de trois ans de chantierAu-delà du symbole des premières démolitions, c'est plus de trois ans de travaux qui démarrent autour des voies ferrées d'Ambarès. Deux estacades et un saut-de-mouton en seront les principaux ouvrages d'art à naître mais terrassements, remblais, déblais et aménagements d'espaces à proximité du chantier rythmeront la période 2012-2015. À la Gorp, halte TER maintenue mais qu'il néglige, un TGV passe en trombe. Ce n'est pas le dernier.
(1) 06 24 73 61 76
Le Sud Ouest du 210711