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LGV : première vague de démolitions

TGV_884.jpgL'abattage de bâtiments a débuté hier. Il symbolise le coup d'envoi de gigantesques travaux, pendant quatre ans.

«Jusqu'à maintenant, j'ai le sentiment que les gens n'ont pas bien réalisé ce que la LGV représente de travaux pour la commune. Mais à présent je pense que ça va changer ». Gérard Lagofun, maire adjoint délégué aux travaux, commentait hier après-midi, à la Gorp, ce qui constitue le coup d'envoi dans le cœur de ville du chantier de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Tours. Il s'agit du premier acte des démolitions, d'autant plus visible qu'il se situe le long de la rue du Président-René-Coty et du pont enjambant la voie ferrée.

Avenir Déconstruction, le nouveau nom de l'entreprise artiguaise dénommée il y a peu encore Aquitaine Démolition, est entrée en action hier matin. « Ce chantier ne présente pas de difficultés particulières si ce n'est qu'au début on manque un peu de place », précise Antoine Hontanx, aide conducteur de travaux.

Ça ne va pas traîner

Une journée a suffi pour que la pelleteuse libère de l'espace d'une manière radicale. L'élimination des gravats prendra plus de temps que l'abattage, de sorte qu'à la fin de la semaine plus rien ne devrait rester debout des bâtiments anciennement occupés par un cabinet d'avocats et deux salons de coiffure.

Les premiers se sont rapprochés du centre-ville. Après le départ à la retraite d'une coiffeuse, sa collègue Stéphanie a traversé la rue du Président-Coty. Du provisoire. « Nous venons de recevoir la demande de permis de démolir pour une deuxième tranche, informe M. Lagofun. Si on compte deux mois d'instruction, les démolitions sur ce côté de la rue Coty devraient commencer en début d'année 2012, peut-être avant ».

Dans l'immédiat, l'ex-gare et le petit immeuble occupé par une boulangerie puis un restaurant kebab seront réduits à l'état de gravats, tout comme des petits garages. « Nous avons jusqu'au vendredi 19 août pour achever ces travaux, la dernière semaine étant consacrée à l'aménagement d'un parking en lieu et place de ce que nous démolissons », indique l'aide conducteur de travaux.

Limiter les nuisances

Une information qui devrait rassurer les personnes n'hésitant pas à laisser leurs véhicules pour faire le trajet en train à Bordeaux. Toujours au chapitre des démolitions, Avenir Déconstruction mène une opération non loin du pont de la Gorp. Il s'agit de faire disparaître la maison de l'ex garde-barrière dans le quartier du même nom. Ici, Réseau ferré de France (RFF) fait le ménage chez lui. Les autres sites impactés par la LGV, soit 40 maisons sur une longueur de deux kilomètres, pour la seule commune d'Ambarès-et-Lagrave, ont fait l'objet d'une procédure d'expropriation. Les négociations entre propriétaires et RFF ont toutes abouti.

Cela a permis aux personnes concernées de prendre leurs dispositions, à l'image des responsables de l'école privée Saint-Pierre qui ont programmé la rentrée de septembre chez leurs homologues de l'école Saint-Michel, en centre-ville.

Cette première salve de démolition préfigure le grand chantier auquel la ville va être soumise, pendant quatre ans. Période pour laquelle la municipalité réfléchit à « un schéma de circulation causant le moins de nuisances possibles ».

Le Sud Ouest
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