Je connais une grande partie des gens qui sont contre la LGV. J'ai beaucoup de respect et d'amitié pour eux. La LGV est un réseau structurant au niveau européen. Au nom de l'intérêt général, Agen et le Lot-et-Garonne ne peuvent se passer d'une opportunité pareille. Le train sautera le territoire si on n'a pas une gare dédiée. Il faut être conscient de nos capacités par rapport à Bordeaux ou Toulouse ; on n'a pas les mêmes prétentions. Quand on est dans une position de faiblesse, on cherche une solution qui nous apporte le plus d'avantages. Qu'elle soit à Brax ou Sainte-Colombe-en-Bruilhois, la gare pressentie ne serait pas trop loin du centre d'Agen. Vous êtes de Villeneuve ou de Valence-d'Agen, prendre le train en centre-ville, c'est galère. Et puis quel est l'intérêt d'avoir des parkings pour des gens qui n'ont rien à faire en ville. Les gens disent, ça va tuer le commerce. Il n'y a qu'à regarder autour d'une gare, il n'y a rien d'autre que des bars ou des hôtels. La LGV, c'est comme les autoroutes : il y a ceux qui sont à proximité et ceux qui en sont éloignés. Le seul argument que je partage avec les anti-LGV, c'est la marque laissée dans le paysage.
françois bonneau
Depuis la première enquête, les chasseurs sont opposés à tout nouveau tracé, car nous sommes convaincus que, si elle voit le jour, cette ligne va considérablement impacter les Landes de Gascogne et les Coteaux de l'Albret, nos plus beaux territoires de chasse. Nous sommes aussi persuadés que cette ligne laissera des séquelles irréversibles sur nos pratiques et sur le comportement du gibier. Car sur la portion concernée, on trouve tous types de gibiers : des lièvres, des cerfs, des chevreuils… Sans être des rétrogrades, car les chasseurs aussi aiment prendre le train et aller vite. Nous considérons que la solution passe par le réaménagement de la ligne actuelle puisque cette nouvelle ligne va dresser un mur infranchissable qui va diviser le territoire et lourdement pénaliser l'exercice de la chasse aux chiens courant. À la Fédération, nous sommes persuadés que les passages aménagés ne sauraient constituer une solution satisfaisante. C'est pour ces raisons que nous appelons les 16 500 chasseurs de Lot-et-Garonne à défiler pour faire reculer le projet. Nous resterons dans une démarche pacifique… Il n'est pas question pour nous de nous enchaîner aux pins." Le Sud Ouest du 131110