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LGV : les travaux entre Tours et Bordeaux vont pouvoir débuter

TGV 150Transport Réseau ferré de France et Vinci ont signé le contrat de concession pour la construction de la ligne à grande vitesse.

Bordeaux-Paris en deux heures et cinq minutes à partir de mi-2017, contre trois heures actuellement : c'est la promesse de Réseau ferré de France (RFF) et de Vinci qui se sont unis en signant jeudi le plus important partenariat public-privé (PPP) jamais conclu dans le ferroviaire européen pour la construction de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux.

« On construit l'Europe en réalisant ce projet [qui à terme devrait notamment être prolongé vers l'Espagne, NDLR] », a déclaré Hubert du Mesnil, patron de RFF, peu avant la signature du contrat avec la société concessionnaire Lisea, pilotée par Vinci (33,4 %).

Lisea va contribuer à hauteur de 3,8 milliards d'euros au financement de la LGV, dont le coût total est estimé à 7,8 milliards - 6 milliards pour les travaux. L'Etat, les collectivités locales et européennes vont contribuer à hauteur de 3 milliards et RFF, un milliard. A cette somme, s'ajoutera une facture d'un milliard à la seule charge de RFF pour les raccordements de la LGV au réseau existant. « Il n'y aura pas de nouvelles gares », a souligné M. du Mesnil.

Le projet bénéficie du soutien sans précédent de la Banque européenne d'investissement (BEI) qui a accordé 1,2 milliard d'euros de prêts, soit son investissement le plus important jamais réalisé en France en 53 ans d'existence.

Premier coup de pioche début 2012

Le contrat de concession de 50 ans porte sur le financement, la conception, la construction, l'exploitation et la maintenance de la LGV qui réduira de 32 minutes un Bordeaux-Lille (4 h 28) et de 52 minutes un Paris-Toulouse (4 h 08). Le premier coup de pioche devrait intervenir dans le courant du premier trimestre 2012, a précisé Xavier Huillard, PDG de Vinci, qui a confié « vivre un grand moment ». Les travaux de construction de cette ligne de 302 km, dont 38 de raccordements avec les lignes existantes et 415 ponts, devraient durer 73 mois, au lieu des 78 prévus à l'origine. Le projet devrait employer en direct à son apogée quelque 4 500 personnes, dont 1 300 créations d'emplois.

La LGV devrait attirer 4 millions de passagers supplémentaires sur l'axe Paris-Bordeaux, accaparant environ 90 % de part de marché face à l'aérien contre 60 % actuellement.

Du fait de retard causé par les réticences de plusieurs collectivités locales, l'entrée en service devrait se faire mi-2017, au lieu de courant 2016. l

7,8 milliards d'euros

C'est le coût total estimé de la LGV. L'Etat, les collectivités locales et européennes vont participer à ce financement.

en chiffre

Un moment « historique » pour Rousset

Alain Rousset, président du conseil régional d'Aquitaine, a estimé que cette signature constituait un « moment historique pour l'Aquitaine ». Ce « projet, massivement attendu par la population, constituera un formidable accélérateur de croissance et procurera d'immenses progrès économiques, sociaux, culturels et environnementaux », poursuit-il. Pour autant, ce projet ne constitue à ses yeux « qu'une première étape » puisqu'il est « indispensable qu'au-delà de Bordeaux, l'ensemble des territoires du grand Sud-Ouest, d'Hendaye à Toulouse en passant par Pau, bénéficient également de la grande vitesse ferroviaire, dans des délais rapides », poursuit le communiqué.

La Nouvelle République

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