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LGV: Les travaux avancent à grand pas au Pays Basque espagnol.

TGV_583.jpgDans le Sud-Ouest, les LGV se font attendre. Le financement de la LGV Bordeaux-Tours n'est pas encore bouclé et plusieurs collectivités refusent de s'engager. A l'image de Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, certains élus exigent des garanties de l'Etat et ne veulent pas supporter de trop lourdes dettes. Or, l'Etat justement ne veut pas "boucher" les trous, arguant une crise budgétaire et mettant en avant sa dette qui dépasse déjà plusieurs milliards d'euros. Un jeu de "ping pong" qui risque de retarder les trois LGV du Sud-Ouest, notamment au Pays Basque, où la contestation est vive. A l'inverse, côté pays basque espagnol, le chantier de la future ligne à grande vitesse avance à grand pas...

Le 24 février, une réunion se tenait à Irùn entre réseaux ferrés français et espagnols pour mettre au point la connexion de la ligne entre les deux pays. Alors qu'au pays basque français, le débat est très vif, l'Espagne et la communauté autonome d'Euskadi ont fait le choix de lignes nouvelles. De ce côté de la frontière, les travaux sont déjà bien entamés. Un tunnel d'un kilomètre et demi de long dans la montagne a été perçé. Le gouvernement basque d'Euskadi en est certain : le réseau LGV qui reliera les trois capitales basques au reste de la Péninsule et à la France sera livré en 2016. En France, aucun élu n'oserait avancer de telles certitudes. Pourtant, là-bas, le chantier suppose des travaux colossaux : 172 kilomètres de lignes nouvelles mixtes (passagers, transports) dans une zone géographique très accidentée, notamment dans la province du Guipúzcoa.

La LGV au pays basque espagnol coûtera 6 milliards d'euros
Et le coût des travaux est élevé; il devrait avoisinner les 6 milliards d'euros. Imaginez plutôt : 80 tunnels, 71 viaducs sur 172 kilomètres. 60,6 % du tracé sera souterrain. Il n'en fallait pas moins pour éviter un maximum d'atteintes à l'environnement et se frayer un passage dans des zones industrielles déjà urbanisées. En France, au pays basque, il est question également d'enterrer 60% de la ligne. Mais le coût freine les ardeurs. Tout ceci est peut-être aussi une question de volonté politique. En France, de nombreux maires sont opposés. En Espagne, 90 % du Parlement basque a fait le choix de la grande vitesse. Pour autant, la population n'est pas unanime face à ce projet. Sauf que si les élus vont si vite, c'est justement parce qu'ils sont convaincus de l'impact économique de l'Y basque. En effet, cette ligne permettra de rapprocher entre elles les trois capitales de province, Saint-Sébastien, Bilbao et Vitoria-Gasteiz à 30 minutes seulement et renforcera la cohésion territoriale.
Aqui

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