Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

LGV : des opportunités pour tous les secteurs

TGV_1004.jpgAlors que les premiers coups de pioches sont attendus début 2012, le chantier ferroviaire est une manne à portée des PME locales.

Le chantier de la LGV, attribué à des grands groupes, tourne autour de 8 milliards d'euros. La sous-traitance doit pouvoir s'attribuer un milliard, selon l'estimation du directeur opérationnel du chantier (lire NR du 18 juin 2011).
> Variété des professions. Quel rapport entre un imprimeur, un traiteur ou un propriétaire de chambres d'hôtes ? Il se trouve que chacun a la possibilité de profiter du chantier de la ligne grande vitesse (LGV) qui va relier Tours à Bordeaux en 2017. Comment et pourquoi ces professions éloignées du BTP peuvent-elles espérer des retombées indirectes : parce que les ouvriers auront besoin de se loger et de se restaurer et que les chefs de chantier auront besoin de plans, par exemple.
> Se faire connaître. Lisea, l'opérateur privé responsable du chantier, a mis en place un système simple : il suffit de se faire répertorier à la CCI en remplissant une fiche numérique pour figurer dans la base de données où Lisea ira piocher, au fil de ses besoins. Il s'agit d'appels d'offres privés, donc aucun marché n'est précisé. C'est à l'entreprise de faire une offre de service, qui sera ensuite mise à disposition du constructeur.
> Savoir proposer. Tous les métiers de la restauration et de l'hôtellerie sont concernés au premier chef. Si un traiteur imagine de préparer des plateaux-repas qu'il pourra livrer à la demande, il doit l'indiquer sur la fiche de motivation dans la rubrique « remarques particulières ». Sachant que le chantier va durer quatre ans, il est tout à fait envisageable pour un propriétaire d'établissement, fermé en basse saison, d'ouvrir pour répondre à la demande du personnel de chantier. Même remarque pour les campings ou les gîtes. L'important est de proposer la plus grande offre de logements possibles.
> Toutes gammes. Outre des offres standard, il est tout à fait possible pour des hôtels haut de gamme de se signaler pour accueillir ponctuellement les visites de chantiers des grands décideurs. Une salle de séminaires peut aussi permettre de délocaliser une réunion de chantier nécessitant un cadre confortable. « Le tout est de saisir cette bouffée d'air, estime-t-on à la CCI. Tous les pans de l'économie tourangelle peuvent profiter de ce chantier. »
> Saisir l'imprévu. Vu l'importance du chantier, Lisea incite les entreprises du bâtiment à se faire connaître. Clôtures provisoires puis définitives, locations de véhicules utilitaires ou nettoyage des cabines de chantiers... Autant d'occasions à saisir. Même chose pour les impondérables. Pour déplacer une conduite non prévue ou en cas de retard trop grand, il est fort possible que le recours local soit privilégié.

Contact : voir les coordonnées ci-contre, auprès de la CCI.

l'avis du président

'' Engager les quinze prochaines années ''

Pourquoi la CCI se mobilise-t-elle sur la LGV Sud-Est ?
« C'est un choix tacite avec l'opérateur qui a besoin d'un relais. Il faut mobiliser les entreprises pour la sous-traitance, d'autant que le chantier commence partout au même moment. Ce n'est pas un coup, mais un chantier dans la durée, sur quatre ans. Il faut que les gens qui viennent y travailler se sentent accueillis. Mon message est que tous les professionnels se mobilisent pour en tirer le meilleur pour leur activité. »
Quels sont les enjeux pour la Touraine au-delà de 2017 ?
« Il y a un risque, si on n'a pas de halte (de type Vendôme), de perdre en cadencement sur la ligne Tours-Paris. Tours a vocation à être métropole régionale et à garder des relations avec Paris. Actuellement, 1.500 personnes vont y travailler chaque matin. Il faut aussi capter les touristes qui arrivent à Bordeaux en paquebot et montent vers Paris en LGV, et ceux venant d'Espagne, pourquoi pas avec des packs pour un séjour en Touraine. Les décisions pour les quinze prochaines années sont à prendre maintenant ! »

>> Des retombées sonnantes et trébuchantes

Alors que la construction de la LGV Rhin-Rhône représente un budget global de 2,312 milliards d’euros, 120 millions d’euros ont à ce jour été dépensés localement, dont 90 M€ par les salariés en grand déplacement et 30 M€ par les salariés locaux.
Selon le journal Le Pays, basé dans le Doubs, lors d’un colloque organisé à Montbéliard, le bilan économique fait apparaître que depuis le début du chantier Rhin-Rhône, en 2006, 6.100 emplois ont été générés chaque année et près de 1.000 personnes, grâce à la clause sociale (également mise en place par RFF et la cellule de recrutement Pôle emploi), jusqu’alors éloignées du marché de l’emploi ou en situation de précarité, ont été (re)mises sur les rails du travail grâce à ce dispositif. « Ces emplois se décomposent en 2.300 emplois directs », précise Xavier Gruz, directeur du projet LGV, avec 1.700 personnes physiquement sur le chantier (soit un tiers d’emplois locaux), 2.300 emplois indirects (qui recouvrent la fabrication des fournitures nécessaires à la construction de la ligne) et 1.500 emplois induits, comme l’hébergement, la restauration des personnes et l’ensemble des services et commerces locaux.

La Nouvelle République
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article