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LGV : chacun campe sur ses positions

TGV_1166.jpgHier, un atelier se tenait à Orthez en présence d'élus des Pyrénées-Atlantiques et des Landes.

Pour la première fois, Réseau ferré de France (RFF) a mis en place une phase de « préconcertation » avant la saisine de la commission nationale du débat public. « Cela nous permet de préparer le dossier de saisine qui sera remis à la commission nationale du débat public (CNDP) à la fin du mois de février prochain », explique Jacques Coutou, chef de projet RFF pour le Béarn des Gaves. La CNDP aura deux mois pour décider s'il y a lieu ou non d'un débat public.

Un des quatre ateliers prévus par RFF et proposés aux élus, associations, socioprofessionnels s'est déroulé, hier, à Orthez sur la thématique de l'aménagement du territoire et desserte ferroviaire. Aujourd'hui, le troisième aura lieu à Tarbes autour des bilans économiques et du financement. Enfin, le 18 janvier, la synthèse sera donnée à Pau.

Les Landais militent

« Ce n'est pas un débat public, tient à préciser Jacques Coutou. C'est avant tout de l'information destinée à un public plus élargi que les cofinanceurs. C'est aussi l'occasion pour nous de recueillir l'avis des différents acteurs locaux. » Des représentants de la Chambre de commerce et d'industrie Pau-Béarn, du Conseil général des Landes, du Grand Dax, de la Bigorre, de la mairie d'Orthez et d'associations avaient fait le déplacement, hier.

Si le débat public est organisé, il aura lieu entre février et mai 2013. D'ici là, chacun profite de cette préconcertation pour placer ses pions et faire entendre son avis.

Lors du premier atelier à Mont-de-Marsan samedi dernier, c'est le département des Landes qui a créé la surprise en militant expressément pour la « rénovation des lignes existantes ». Le président du Conseil général refuse clairement le shunt de Dax et les trois autres scénarios. Une position qui a été confirmée, hier après-midi. Un vote doit bientôt intervenir à ce sujet au Conseil général des Landes. L'option landaise peut-elle devenir un cinquième scénario ? « Aujourd'hui, on ne peut pas vraiment dire que ce sera un nouveau scénario, cela rentrera peut-être en combinaison avec un des quatre autres », souligne Jacques Coutou. Cette option rendrait le gain de temps minime puisqu'il mettrait Pau à deux heures de Bordeaux.

C'est le créneau qu'a finalement décidé de défendre l'association LGV-Orthez-Oui qui estime que ce cinquième scénario est le plus « rentable et finançable ». L'association plaide pour une « mise aux normes LGV » de la ligne existante et demande une mise à l'étude.

Les Palois s'opposent

Du côté de Pau, la députée-maire Martine Lignière-Cassou, qui défend la liaison directe entre Mont-de-Marsan et Pau, a clairement refusé cette hypothèse qu'elle juge « inacceptable ». « Avec un tel tracé, le Béarn et la Bigorre seraient marginalisés par rapport au sud des Landes et à la Côte basque », ajoute-t-elle. La ligne directe, scénario B, placerait Pau à 1 h 11 de Bordeaux.

Une position partagée par la Chambre de commerce et d'industrie qui estime que cela « aurait pour conséquence grave d'isoler totalement notre territoire ». « La CCIT Pau Béarn a fait réaliser des études très détaillées qui montrent que le tracé qu'elle propose, bien que non retenu à ce jour par RFF, est celui qui dégage les retombées économiques les plus élevées », assure le président de la CCI.

En décembre, le maire d'Orthez et le président de la communauté de communes (CCCO) avaient clairement plaidé pour le scénario A passant par le « shunt » de Dax et Orthez. Une option avec laquelle le gain de temps correspond à 34 minutes pour les Palois.Hier, le président de la CCCO s'est clairement prononcé pour la « LGV plutôt que pour la rénovation des voies ».

Le Sud Ouest

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