« On sait que l'emprise va concerner 600 ha dans le département, mais on ne sait pas précisément où et comment ! » Responsable du chantier LGV à l'UDSEA, Dominique Malagu est agriculteur à Pussigny. Il déplore l'absence de contacts avec Cosea : « Ils nous ont oubliés ! On n'arrive pas à avoir des projets définitifs. Les enquêtes publiques commencent à être ouvertes. Les parcelles concernées (*) sont précisées, mais on ne connaît pas leur destination : entre la ligne elle-même et l'emprise précise des nombreux merlons, on ne sait pas. »
Prix maîtrisés
Selon Gérard Alexis, chargé de la concertation en Indre-et-Loire pour Cosea, « la concertation devrait être bouclée pour cet été », et les enquêtes parcellaires seront terminées fin 2011.
Concernant le prix du foncier, l'UDSEA « ne veut pas faire flamber les prix et créer une bulle artificielle qui servirait ensuite de référence pour les terres agricoles », souligne le responsable syndical. En revanche, il y aura une fermeté sur les prix des indemnités accessoires. A Monts et à Marigny-Marmande notamment, des propriétés « vont être massacrées », estime l'agriculteur.
La date de début du chantier n'étant pas non plus précise, les agriculteurs ont du mal à prévoir leurs travaux à venir. « Cosea joue la montre. On n'arrête pas de repousser nos réunions de concertation d'aménagements fonciers », constate Dominique Malagu. Difficile dans ces conditions de prévoir les ensemencements d'automne.
(*) La chambre d'agriculture 37 a demandé les plans parcellaires à Cosea et les attend toujours.
La Nouvelle République