Les modalités d'attribution ne sont pas négociables.
Avant-hier, en fin d'après-midi, les maires des 117 communes situées sur le tracé de la LGV Tours-Bordeaux étaient conviés à une réunion d'information au Lycée Victor-Louis de Talence, en Gironde.
Une soixantaine d'élus de la Vienne, des deux Charentes et de la Gironde ont fait le déplacement, à l'invitation des deux préfet de Région, dont le préfet coordinateur Patrick Stefanini. Lors de cette réunion, il a une nouvelle fois été question du fonds de solidarité territoriale pour les communes traversées.
Pour rappel, ce fonds est doté de 30 millions d'euros (18 millions pour les communes entre Tours et Angoulême et 12 millions pour celles entre Angoulême et Bordeaux). Voilà pour l'enveloppe globale.
Néanmoins, les modalités d'attribution ont longtemps fait débat. Avant-hier, le préfet coordinateur a confirmé que l'arbitrage de François Fillon courant janvier n'était pas négociable. Le calcul intégrera deux paramètres : 90 % de la somme sera allouée en fonction des kilomètres de ligne nouvelle par commune, et 10 % en fonction du nombre d'habitants.
Évidemment, cela déplaît aux villes plus peuplées. Les deux préfets ont invité les maires à envoyer leurs projets dès que possible aux services de l'État, pour une instruction la plus rapide possible.
Le fonds de solidarité n'a en effet vocation qu'à abonder le financement de projets environnementaux, écononiques ou sociaux très concrets.
Le Sud Ouest