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Les riverains frémissent à l'approche du chantier

TGV_1240.jpgLes habitants de Laruscade guettent les premiers signes de lancement des travaux.

Les premiers travaux de génie civil sont annoncés pour cet été. Mais les riverains de la future ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique (LGV-SEA) guettent les signes avant-coureurs de ces bouleversements qui vont affecter leur environnement. Sur 23 kilomètres en Haute Gironde, de Laruscade à Saint-André-de-Cubzac, dans neuf communes au total sur une emprise de 221 hectares.

Du côté de Laruscade, première commune concernée en Gironde (1), on scrute les allées et venues, pour l'instant discrètes, des « piqueteurs et autres marqueurs », armés de leurs marteaux, piquets et bombes aérosol de couleur. Des couleurs, justement ! Bleu, rose, rouge…

Marquages récents

Alors que les emprises de la future voie ont déjà fait l'objet, pour l'essentiel, de négociations et de compensations financières, et même parfois de « miniremembrements », et que des barrières ont souvent redéfini les nouvelles limites de propriétés, des marquages récents d'arbres à la peinture bleue ont alerté des riverains qui se croyaient à l'abri.

À Caboche, par exemple, sur la propriété de Françoise Chouvac et de Jacques Cambilhou, ces traits bleus ont strié quelques chênes et quelques arbustes situés hors de l'emprise ayant fait l'objet des négociations foncières. Inquiétude des riverains… S'agissait-il de marquages liés à des modifications d'emprises ?

« Cela nous a étonnés », signale Françoise Chouvac, qui reconnaît que jusque-là, « les négociations s'étaient plutôt bien passées, et que les indemnisations avaient été correctes ». Devenue présidente de l'Association de défense contre les nuisances du TGV (Laruscade et Cézac), elle s'en est émue. Sans être sûre d'avoir obtenu une réponse définitive.

Même si une autre riveraine confirmait, hier, que ses problèmes venaient d'être résolus la veille.

Des codes complexes

« Nous avons sauvé nos arbres. Le problème est résolu depuis hier (NDLR : depuis lundi). Et le foncier a fait l'objet d'un "miniremembrement" qui nous convient », expliquait Mme Fernandez. « Nous avons ainsi appris que les marquages bleus signifiaient ''arbres à conserver'', et les marquages roses ''arbres à abattre''. Mais il me semble quand même que les limites continuent de bouger, même après la fixation des limites ayant fait l'objet des négociations et des indemnisations. Ce qui est sûr, c'est que les bornages officiels ne seront posés qu'après l'implantation de l'infrastructure. »

Un marquage dont Simon Vigny, de la société Segat (opérateur foncier pour le compte de Cosea), confirme la complexité : « Les marquages obéissent à des codes complexes. Et nous avons plusieurs modes de maîtrise foncière qui entraînent des procédures différentes. Il est difficile d'expliquer simplement ces codes couleur. Mais les propriétaires ont été informés des emprises définitives depuis le mois de septembre. Et nous pouvons voir, au cas par cas, avec eux, la réalité ponctuelle de la situation sur le terrain. »

D'autres points restent néanmoins à traiter : les rétablissements précis de voirie (voir ci-dessous), les ouvrages d'art, quelques traitements tangentiels particuliers… Bref, du pain sur la planche avant l'ouverture du chantier, pendant le chantier, et sans doute à la clôture du chantier.

(1) Et identifiée comme « secteur sensible » car en zone Natura 2000 avec le Val de la Saye et ses affluents.

Le Sud Ouest

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