Le dossier LGV avance, la Fecti a obtenu les garanties demandées. Après avoir été offusqué des premières propositions de Vinci, concessionnaire de réseau ferré de France, Laurent Ricci, président de la Fecti (Fédération des élus et des communes traversées ou impactées par le passage de la LGV), est aujourd'hui plutôt satisfait : « Suite à nos critiques et revendications, Vinci a revu sa copie. Nous avons ainsi obtenu le rétablissement des voiries non plus à La Barotte, en pleine zone commerciale et d'habitation, mais au Peyrat comme prévu à l'origine, souligne-t-il. Sur la sortie d'autoroute 40b, une voie sera créée pour desservir directement la route de Libourne et désengorger le rond-point pour ceux qui vont vers Saint-André.
Quant à la sortie 40a vers Blaye qui devait être supprimée, elle sera finalement maintenue. Enfin, le profil en long qui avait été relevé a, de nouveau, été rabaissé autant que le permet l'alignement avec le viaduc sur la Dordogne. Mais, faute de plans définitifs, nous resterons prudents et mobilisés sur tous ces points jusqu'à leur validation officielle. »
Emploi et accueil
Pour l'heure, après la défense des intérêts des communes et des riverains, deux autres volets du projet mobilisent les élus : l'emploi et l'accueil des entreprises. Sous l'égide du Conseil général, un comité de coordination du chantier LGV s'est réuni une première fois le 17 décembre 2010. Le 7 février dernier, il a commencé à travailler sur les besoins en emplois locaux : « Sur l'ensemble du tracé, le chantier représente une opportunité de développement économique indéniable, souligne le maire de Saint-André.
Sur le département, cela signifie 1 300 embauches directes sur différents types de métier (administratif, sécurité, bâtiment, conduite d'engins, nettoyage de surface...). Sans compter l'impact pour les sous-traitants et fournisseurs éventuels : matières premières, hébergement, alimentation, loisirs... ».
Une convention vient donc d'être signée entre l'État, le Conseil régional, le Conseil général, Pôle emploi et Coséa pour préparer les futures embauches. En parallèle, une exposition itinérante sera présentée au grand public (en mars ou avril à Saint-André) pour présenter les emplois du chantier et les moyens d'y postuler. Et, pilotés par le Conseil général, deux annuaires sont en cours de préparation, un pour les entreprises et un pour les salariés du chantier.
Le chantier devrait commencer en 2012 et les premiers travaux visibles concerneront le déboisement. « C'est la société Cofogar, que nous avons rencontrée le 4 février, qui est en charge de cette partie, explique Laurent Ricci. Là encore, nous attendrons que l'État des lieux soit correctement fait et que l'information soit donnée aux riverains pour valider leur intervention. »
Le Sud Ouest du 240211