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Les grands chantiers de la gare Matabiau

TGV_860-copie-1.jpgEntre 2011 et 2020, la gare Matabiau n’en finira pas de se transformer. Dans un premier temps, le projet « trois blocs » permettra d’augmenter sa capacité avant les bouleversements de la ligne LGV en 2020. Suivront de coûteuses restructurations pour accueillir les 18 millions de passagers annuels de 2035.
Quels projets pour la gare Matabiau cette année ? Si l’on s’en tient aux travaux de mise à deux voies des vingt premiers kilomètres de la ligne Toulouse- Saint Sulpice, on peut communément évoquer des nuisances pour les passagers. En effet, pour mener à bien ces travaux étalés jusqu’à fin 2013, la ligne sera fermée pendant l’été 2011 (de mai à mi-septembre), puis au cours de l’été 2012 (de mai à août) et enfin de septembre à décembre 2013.

« Pendant toutes ces périodes, un service de bus substitutifs sera proposé. Nous avons cherché à massifier les travaux en trois épisodes pour éviter le maximum de gêne », explique Pierre Lagleize, responsable des investissements à RFF* Midi-Pyrénées. Un mal pour un bien puisqu’avec 70 circulations quotidiennes de trains sur une seule voie et ses 8.000 passagers en provenance de ce quart nord-est de l’agglomération, la grille horaire était très contrainte, générant des problèmes de régularité. Ce chantier de 220 millions d’euros est déjà inscrit au plan rail Midi-Pyrénées, financé par la Région, l’Etat, l’Union Européenne et RFF.
Trois blocs de desserte

A moyen terme, le désengorgement de Matabiau, qui est à la limite de saturation avec ses 30.000 voyageurs par jour dont plus de 4.000 en heure de pointe, reste le souci majeur. Le grand projet jusqu’en 2014 est donc l’aménagement de la gare en trois zones dédiées à des secteurs de circulation : le bloc quart nord-est (Rodez, Figeac, Castres, Mazamet, St Sulpice, Albi ou Carmaux), le bloc central (axe traversant Bordeaux-Narbonne), le bloc sud-ouest (ligne d’Auch et piémont pyrénéen). Au total, une cinquantaine de millions d’euros de travaux seront nécessaires.
Ils sont le résultat d’une étude sur les « cisaillements de lignes » ou croisements de trains qui traversaient toute la gare sur plusieurs voies, empêchant la circulation d’autres trains et provoquant des retards par effet domino. Le bloc quart nord-est est déjà effectif depuis novembre 2009 avec la mise en service du quai 6. Le chantier du bloc sud-ouest prévoit une première phase de rallongement de la voie A pour mise en service mi-2011 et une fin des travaux en 2013. Le bloc central sera, lui, complètement achevé en 2014.

La vieille dame rajeunit à coups de millions d’euros

« On devrait ainsi pouvoir accueillir 500 trains par jour en 2014 contre 400 actuellement et densifier les dessertes périurbaines tous les quarts d’heure vers le Muretain ou toutes les demi-heures vers Boussens », souligne Pierre Lagleize. De quoi tenir jusqu’en 2020 ou 2025 mais pas au-delà. En effet, le nombre de passagers annuels, de 9 millions aujourd’hui, devrait passer à 18 millions en 2035. RFF a donc proposé à l’Etat et la Région une série d’études prospectives.

« Des travaux lourds de plusieurs centaines de millions d’euros, avec impact sur le trafic le temps des chantiers », reconnaît Christian Dubost, directeur régional de RFF. Autre étape majeure du calendrier : l’accueil en 2020 de la ligne TGV Paris-Toulouse via Bordeaux qui mettra Paris à 3h11min de Toulouse.« Il s’agira alors de repositionner les aiguillages à l’entrée nord de Matabiau », selon Pierre Lagleize. Des travaux de plusieurs dizaines de millions d’euros.
Isabelle Meijers

*RFF : Réseau ferré de France

ToulEco
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