Les défenseurs du projet de ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV-SEA) devraient être rassurés. Après un blocage ces derniers mois, l'Etat aurait décidé lundi dernier de compléter la part de financement des collectivités «récalcitrantes» pour le tronçon Tours-Bordeaux, selon une information publiée dans Les Echos, jeudi.
A l'issue d'une réunion à l'Elysée lundi soir, «il a été acté que l'Etat remplacerait au besoin les collectivités récalcitrantes», notamment la région Poitou-Charentes, pour les 100 à 200 millions d'euros de financement manquants, ont indiqué Les Echos. La Communauté de communes Sud Pays Basque fait également partie des collectivités insoumises.
Cette décision, qui pourrait être officialisée dans les prochains jours, ouvre la voie à la signature définitive du contrat de concession avec le groupe Vinci, souligne le journal. Le Premier ministre François Fillon a d'ailleurs demandé à Réseau ferré de France (RFF) de conclure avant fin juin le contrat de concession de la LGV Tours-Bordeaux.
Expliquant vouloir «veiller à l'équité entre les collectivités territoriales», il prévient que l'Etat tirera «toutes les conséquences en procédant à un examen scrupuleux de l'ensemble des actions et projets d'action bénéficiant de son soutien financier dans cette région».
Satisfaction
Le Groupe UMP-NC-CPNT a tout de suite exprimé sa satisfaction sur la résolution du problème du financement, à travers un communiqué intitulé L'Etat arbitre et débloque le dossier. Alain Rousset, président de Région, a fait de même (voir encadré).
Entrée dans la troisième phase de la consultation, RFF a souhaité préciser par communiqué que chaque recommandation résultant de la mission de médiation de Marie-Lynne Meaux a été prise en compte. Préservation des zones sensibles, préservation et protection des ressources, la pertinence de la ligne, ce sont autant de principes généraux que préconisait la médiatrice envoyée par le gouvernement et que RFF suit. Une déclaration qui renvoie à l'information publiée par Le JPB le 11 mai annonçant qu'une source proche du dossier affirme que «peu de propositions de la médiatrice Marie-Lyne Meaux ont été retenues».
Dans un communiqué intitulé Restons mobilisés pour le GPSO, le président de la Région Aquitaine Alain Rousset a exprimé, hier, sa volonté de relancer l’association Priorité TGV Sud Europe Atlantique. Un groupe de lobbying qui s’appuie sur l’Eurorégion Aquitaine-Euskadi, créé au temps où le projet nécessitait un coup de pouce, en 2002. L’événement central avait été l’accueil du lehendakari de l’époque, Juan Jose Ibarretxe, et des grands élus locaux à Bordeaux, en 2006.
Le sujet sera bientôt évoqué, puisque l’actuel président de la Communauté autonome basque, Patxi Lopez, et M. Rousset vont se rencontrer au cours du Forum économique APS, le 6 juin prochain, à Bordeaux. Quelques semaines avant que l’Eurorégion Aquitaine-Euskadi ne soit créée, ils parleront des possibilités que va engendrer ce nouveau cadre de coopération.
Le Journal du Pays Basque