Jeudi 22 septembre, le chantier de la LGV s'ouvre à l'Espace Carat à Angoulême par un forum ouvert à tous afin de situer l'enjeu.
"La LGV en Charente, notre affaire, notre avenir." Ça sonne comme un slogan. C'est une réalité que tous les décideurs, dans une rare unanimité, veulent faire partager au plus grand nombre. C'est pourquoi ils organisent un forum à l'Espace Carat à Angoulême le jeudi 22 septembre. «Ils», ce sont le préfet et ses services, le conseil général, l'agglomération d'Angoulême, la communauté de communes de Cognac, l'interconsulaire économique (les deux chambres de commerce et d'industrie, la chambre de métiers et la chambre d'agriculture) et le concessionnaire du chantier, Cosea.
«Fédérer les énergies»
Si la matinée sera réservée aux élus et chefs d'entreprise auxquels seront proposés débats et tables rondes prospectives, l'après-midi sera ouvert à tous les publics curieux de savoir ce que le chantier va apporter et ce que l'arrivée de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux (98 kilomètres en Charente) va changer pour le département. «Avec ce forum, nous souhaitons fédérer les énergies, faire prendre conscience de l'importance de l'enjeu pour l'avenir du département, faire en sorte que les Charentais s'approprient ce grand projet», résumait hier Jacques Millon, le préfet. Le forum s'accompagne de l'ouverture d'un site internet (1) qui balaie tous les aspects de ce chantier sans précédent dans le département. Et aux conséquences multiples au chapitre de l'activité.
L'emploi. D'ores et déjà, 126 personnes ont été prérecrutées et seront formées pour être d'attaque lors des premiers coups de pelle dès le mois de janvier prochain. Pôle emploi et Cosea opèrent ensemble; 300 recrutements sont en cours.
L'économie. Sébastien Perruchot, pour l'interconsulaire, a recensé les 900 entreprises locales qui pouvaient apporter les 70 métiers nécessaires à Cosea. La bourse «contact entreprises» est prête. De même, comité du tourisme et communes ont recensé, dans un fuseau de 10 kilomètres de part et d'autre du tracé, les capacités d'hébergement et de restauration des centaines de salariés qui seront présents sur le chantier.
Objectif 2017. La nouvelle ligne doit être en service début 2017. À 35 minutes de Bordeaux, Angoulême sera l'entrée nord de l'Aquitaine. Aux élus charentais de préparer l'après, l'urbanisme pour Angoulême (logements, accès à la gare), les liaisons routières et ferroviaires à défendre pour le département, notamment la RN 141 entre Angoulême et Cognac et le rail entre Angoulême et Limoges.
«Ce forum est un top départ, a poursuivi le préfet. Le prochain contrat de plan État-Région démarrera au 1er janvier 2014. Il faut donc que dès 2012 les élus arrêtent leurs priorités et montent leurs dossiers pour lancer la dynamique qui accompagnera la mise en service de la LGV.»