Les ministres des Transports français et espagnols se sont réunis en fin de semaine dernière à Paris, pour aborder notamment la question des liaisons routières et ferroviaires entre les deux pays. À l'issue de cette réunion, une déclaration conjointe franco-espagnole a été signée.
La France et l'Espagne y « réaffirment leur volonté de continuer à joindre leurs efforts, afin de mener à bien les projets d'infrastructures et de services de transports pour faciliter les échanges au travers des Pyrénées ». S'attachant à « faire une lecture critique et objective du projet de construction d'une ligne à grande vitesse », l'association basque Le Cercle de Burruntz souligne que « deux projets ferroviaires sont mis en exergue (par les deux gouvernements, NDLR) : la réouverture de la ligne ferroviaire Pau-Canfranc et la traversée centrale des Pyrénées ».
« Tous deux concernent le transport de marchandises entre la France et l'Espagne et sont donc susceptibles de capter une partie importante du trafic de fret attendu sur la ligne Bordeaux-Espagne », estime l'association basque.
Le Cercle de Burruntz s'en prend à RFF (Réseau ferré de France) : « L'augmentation annoncée du fret en provenance d'Espagne est, selon RFF, le facteur principal justifiant la saturation de la ligne actuelle et donc la construction d'une nouvelle ligne. RFF a toujours soigneusement évité de prendre en compte ces projets concurrents dans ses prévisions. »
Le Sud Ouest