Ce sont deux médecins, Laurent Lesgourgues (psychiatre) et François Chollet (neurologue), qui ont été chargés de piloter le projet UMP, « qui n’est qu’une contribution au futur projet Moudenc » a indiqué Pierre Esplugas, le porte-parole du parti. Car en effet le programme Moudenc qui devrait être dévoilé au mois de janvier sera une synthèse des contributions des associations Toulouse Avenir et Agir pour l’avenir des Toulousains (qui est celle du centriste Jean-Jacques Bolzan), ainsi que celles des partis associés (pour le moment Debout la République et MPF, l’UDI et le MoDem demain ?). L. Lesgourgues et F. Chollet ont donc présenté à la presse les principales orientations de l’UMP, et notamment en matière de transports en commun, sujet qui se présente comme l’un des enjeux de la prochaine élection municipale : « Il y a nécessité de laisser une place à la voiture. On ne pourra pas couvrir tout le territoire avec des transports en commun… » a lancé Laurent Lesgourgues, qui à l’instar de sa tête de liste, critique largement la politique mise en œuvre par le Capitole « qui vise à réduire l’usage de la voiture en centre-ville. »
Si les attaques vis-à-vis du BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) à Lardenne ont été toujours aussi vives (« Et si nous rallions Tournefeuille à Basso-Cambo ? » s’est interrogé L. Lesgourgues), de nouvelles propositions ont été mises sur la table, et devraient alimenter la polémique dans les semaines à venir. C’est d’ailleurs François Chollet qui a mis le feu aux poudres. « Le projet de deuxième rocade doit être remis au goût du jour » selon lui, avant de rallumer la mèche sur un projet de troisième ligne de métro, « elle serait utile ! » Il est également question de sécurité dans le projet UMP avec le réarmement de la Police Municipale qui aurait des compétences redéfinies, et la généralisation assumée de la vidéosurveillance : « Elle ne nous pose aucun problème, et sera essentielle pour résoudre les enquêtes. Aujourd’hui il y a notamment des zones très chaudes en centre-ville… » explique Laurent Lesgourgues. Le fil rouge de ce projet UMP est « l’identité » nous précise le psychiatre : « Auparavant on venait à Toulouse pour vivre bien. Ce n’est plus le cas. Ce bon vivre se perd avec la métropolisation à marche forcée. »
Le Journal Toulousain