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L'État débloque le financement sans l'aide de Poitou-Charentes

TGV_751.pngSégolène Royal n'a pas cédé au chantage de l'État. Et elle vient de gagner une première manche. La présidente de la Région a refusé de verser 100 millions d'euros pour la construction de la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) entre Tours et Bordeaux (Photo archives Majid Bouzzit des travaux de déboisement dans la forêt de Moulède à Fléac). Depuis plusieurs semaines, son opposition UMP au conseil régional et divers membres du gouvernement estimaient que, par son entêtement, elle risquait de compromettre le calendrier du chantier. Lundi soir, révélait hier le quotidien économique Les Échos, Nicolas Sarkozy en personne, au cours d'une réunion à l'Élysée, a donné le feu vert au financement du projet. L'État se substituera à la Région si nécessaire. Le financement global est de 7,8 milliards d'euros, partagé à parité entre l'État et 57 collectivités: 5 régions, 12 départements et une quarantaine de communes et communautés d'agglomération. «La LGV est une infrastructure nationale et internationale. Ce n'est pas aux collectivités de la financer. Je protège le contribuable», répétait hier Ségolène Royal, rappelant qu'elle a proposé à l'État un prêt remboursable pour ne pas retarder le dossier. Poitou-Charentes a gagné une manche, mais court un risque. Dans le prochain contrat de projets État-Région, la bataille des subventions et des engagements de l'État promet d'être rude. François Fillon, selon Les Échos, devrait même envoyer une lettre en ce sens pour lui annoncer la couleur. Sachant que le prochain contrat de projets prendra effet à partir de 2013, après la présidentielle...

La Charente Libre

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