Quotas de pêche, formation et lait de brebis au menu d'un ministre en campagne.
Élection présidentielle oblige, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche a entamé un tour de France des campagnes et des ports depuis le début de l'année. Hier, il a fait une escale à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, un endroit qu'il connaît bien puisque ses parents étaient propriétaires d'une maison secondaire dans la cité Ravel avant de déménager à Saint-Pée-sur-Nivelle.
Le ministre a visité le lycée maritime de Ciboure puis est allé à la rencontre des représentants du comité interdépartemental des pêches. Les sujets brûlants du moment ont été abordés : problèmes des quotas, non-respect des réglementations des pêcheurs espagnols, reconnaissance du merlu de ligne « luzien », etc. Le dossier du pescatourisme a également été évoqué : « Certains pêcheurs voudraient développer cette activité pour améliorer leur image aux yeux du grand public. Mais ils ne peuvent pas le faire à cause de contraintes réglementaires trop strictes. Cet excès de zèle administratif n'est pas acceptable », a martelé Bruno Le Maire, en rappelant son rôle déterminant dans la négociation des quotas pour 2012. « Maintenant, il faut travailler pour la mise en place des quotas pluriannuels. »
Il est contre la LGV
Bruno Le Maire n'a pas débarqué au Pays basque avec une pléiade de mesures dans les bagages. Mais il a quand même profité de l'occasion pour s'entretenir avec de nombreuses personnalités du département : le président du Conseil général Georges Labazée, la sénatrice Frédérique Espagnac, la députée Michèle Alliot-Marie ou la conseillère régionale Sylviane Alaux. Le préfet, François-Xavier Ceccaldi, était également au rendez-vous pour son dernier jour de service dans le département.
Bruno Le Maire a tendu l'oreille aux représentants des pêcheurs ainsi qu'aux producteurs de lait de brebis. Des représentants d'ELB (Confédération paysanne du Pays Basque) et de la coopérative laitière (CLPB) ont été reçus par un membre du cabinet du ministre à la mairie de Ciboure. Une entrevue qui ne bouleversera pas la donne, mais qui a permis aux producteurs d'évoquer les problèmes de la filière ovine.
Quant à l'avenir des propriétés agricoles menacées par le projet de la Ligne à grande vitesse, Bruno Le Maire pose trois questions : « La LGV correspond-elle à un besoin économique réel ? Est-ce qu'il faut massacrer un des plus beaux paysages de France pour gagner quelques minutes ? Et est-ce que les lignes actuelles, en les rénovant, ne suffiraient pas à absorber le trafic ? En posant ces questions, vous comprendrez bien quelle est ma position sur le sujet. »
Le Sud Ouest