« En juin 2010, lors de la Conférence sur les Réseaux Transeuropéens de Transport (RTE-T), Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, José Lopez Blanco, Ministre espagnol et Antonio Mendoça, Ministre portugais des Transports, signent une déclaration d’intention sur le projet prioritaire européen : « Ligne à grande vitesse (LGV) du Sud-ouest de l’Europe », en juin 2011, devant le contexte financier, le gouvernement portugais se donne comme priorité de ramener le déficit public de 9,1% du PIB en 2010 à 3% en 2013. Le gouvernement a donc en conséquence décidé de "suspendre" la construction de la LGV Lisbonne-Madrid, dont l'achèvement était prévu pour 2013. Certes, la situation financière française est différente et le mode de financement choisi en France, le PPP (Partenariat Public Privé), permet de limiter la dépense publique mais ce, à la condition évidente de privilégier les lignes LGV rentables. Pour le tronçon Bordeaux Toulouse, cet ambitieux projet, jugé utile dans un premier temps, se révèle plus onéreux que prévu. (le coût du km se chiffre sur certains secteurs comme entre Castelsarrasin et Saint-Jory) à 34 M€, soit le double du coût moyen du km entre Tours et Bordeaux). Dénoncée dans le rapport Mariton à l’assemblée nationale, non sélectionnée donc non financée par l’Union Européenne, cette ligne LGV Bordeaux Toulouse apparait de plus en plus pointée du doigt. Pour Thierry Fourcassier, porte parole du collectif régional Union pour la Sauvegarde des Villages, «Aujourd’hui, il est démontré l’impossibilité de financer tous les projets LGV en France. Il apparait donc nécessaire de hiérarchiser ces projets en fonction de leur rentabilité financière c'est-à-dire de prioriser ceux inscrits dans les corridors internationaux. Il est par ailleurs nettement plus urgent de surtout privilégier les trains de proximité comme les TER. C’est une certitude dictée par le bon sens pour l’intérêt général. » USV