Alain Rousset, le président de Région, était vendredi au lycée maritime de Ciboure pour formuler ses vœux pour l’année 2012.
Les anti-LGV ont alors profité de l’occasion pour “marquer le coup et souhaiter les meilleurs vœux au Duc d’Aquitaine”, ironise Victor Pachon, porte-parole du Cade (Collectif des associations de défense de l’environnement).
Ce sont en effet plus de 20 tracteurs et près de 130 personnes qui se sont rassemblés devant le lycée maritime pour réaffirmer leur position contre le projet de LGV en Pays Basque, qu’Alain Rousset continue de défendre.
A l’intérieur du bâtiment, les différents élus et acteurs du Pays Basque ont dû attendre une longue heure avant que le président de Région ne fasse son apparition, en présentant ses “excuses les plus plates” pour le retard. M. Rousset explique en effet qu’il a rencontré les pêcheurs “avec qui nous avons des tensions importantes” mais aussi les opposants à la LGV.
Cinq représentants du Cade ont en effet été reçus durant dix minutes, dix minutes pas vraiment positives, selon Victor Pachon. Ttotte Elizondo, agriculteur à Urrugne, est particulièrement “remonté” contre François Maitia, vice-président du Conseil régional d’Aquitaine, également présent à la réunion : “Mes ennemis ne sont pas Rousset et Bordeaux, mes ennemis sont les élus d’ici”. En réaction à cette remarque, François Maitia assume pleinement le fait d’être un élu du Pays Basque et d’être en faveur de la LGV.
Dans son discours de vœux pour l’année 2012, le président de Région a entre autres abordé le “pays” Pays Basque, affirmant qu’“en région Aquitaine, les ‘pays’ vont continuer à exister”. Il est aussi revenu de nombreuses fois sur le “fameux” projet LGV : “L’Espagne va arriver à la frontière avec un système ferroviaire espagnol complètement modernisé, nous ne pouvons pas rester en Aquitaine avec une ligne saturée. Nous avons besoin de cette action-là”.
Alain Rousset a ainsi promis qu’une réunion plus longue se tiendrait rapidement à Bordeaux avec les opposants au projet, estimant qu’“il faut discuter, il y a un travail de persuasion à faire”.
“Cela fait un moment qu’ils essaient de nous convaincre. Par contre, nous, nous avons réussi à convaincre les gens d’ici”, réagit Victor Pachon.
Le Journal du Pays Basque