Lors de la commission permanente de rentrée qui s’est tenue le 29 septembre 2011, les élus du groupe Osons Midi-Pyrénées ont souligné leur opposition au désengagement de la Région dans deux dossiers culturels et se sont une nouvelle fois insurgés contre le gouffre financier de Cap Découverte. Il ont aussi soutenu l’adoption de la première tranche de financement de la LGV.
La politique culturelle régionale en question
Alors que, par ailleurs, le Conseil Régional de Midi-Pyrénées continue sa politique de saupoudrage en matière culturelle, il vient d’être directement mis en cause par les acteurs du monde de la culture dans la liquidation de deux structures régionales : le Théâtre de la Digue, et l’Association Régionale de Diffusion Technique.
Naturellement, comme un refrain bien connu, la majorité du Président MALVY n’a pas manqué d’imputer la mort du Théâtre de la Digue à l’Etat (comprenez là les gouvernements de droite !), mais c’est bien le recul continu de la subvention de la Région qui a précipité la décision de liquidation.
De la même façon, en décidant unilatéralement une réduction drastique de la subvention, et dans la foulée, en provoquant la dissolution de l’ARDT, c’est un coup violent que la majorité
Régionale a porté en 2011 à toutes les petites structures de spectacle vivant, qui trouvaient, dans l’ARDT, l’interlocuteur idéal pour louer, à un prix modique, le matériel de son et de lumière nécessaire à la réalisation de leurs évènements.
Et il est peu dire que les explications de Martin MALVY ont semblé pour le moins emberlificotées ! Il paraîtrait que l’activité des deux structures, Théâtre de la Digue et ARDT étaient trop concentrées sur l’agglomération toulousaine, et ne répondaient plus aux objectifs de la Région sur son territoire. Il paraîtrait aussi que l’offre de l’ARDT n’était plus compétitive au regard du marché, ni en prix de location, ni en qualité du parc technique. Les utilisateurs, depuis 30 ans, de l’ARDT, apprécieront la pertinence et la justesse du propos.
En lieu et place, la majorité régionale réunit, concerte, consulte et nous promet, dans un suspens insoutenable, un nouveau plan d’action culturel pour le début de l’année prochaine !
D’ici là, contemplons la mise à mort dans l’indifférence générale de deux acteurs majeurs de la culture régionale.
Cap découverte : une erreur enfin reconnue
Le versement d’une subvention de fonctionnement de 2,25 M€ représentant la contribution de la Région pour combler le déficit annuel du syndicat mixte de la Découverte figurait à l’ordre du jour de cette commission permanente. Les élus du groupe Osons Midi-Pyrénées ont rappelé que, depuis 2007, la Région aura consacré, en 5 exercices, plus de 9,5 M€ au soutien du fonctionnement du site. Au total, et depuis le début de « l’aventure », en 2000, la Région a consacré plus de 18 M€ à Cap Découverte.
Or, entre 2009 et 2010, le parc de loisirs a connu une baisse de la fréquentation supérieure à 14%, passant de 86.000 entrées à moins de 74.000 entrées, la baisse étant plus sensible encore pour les entrées payantes –18%). En 2010, pour chaque entrée payante, la Région aura donc versé une contribution de 48€.
Les perspectives financières de ce site nous semblent malheureusement limpides : face à une fréquentation stagnante ou déclinante, et des investissements conséquents sur le site, les collectivités locales, au premier rang desquelles la Région, sont appelées à financer de manière pérenne le déséquilibre structurel de cet équipement, même si de nouvelles pistes de recettes sont actuellement explorées par le Syndicat
Les montants engagés par la Région nous semblent extrêmement déraisonnables, d’autant que son Président évoque sans cesse le tarissement des finances de la collectivité pour justifier le recul des interventions régionales. Soyons clairs, ces 2,25 M€ auraient été bien plus utiles au service du développement économique, de l’emploi, de la formation, ou des transports. Cependant, et pour la première fois peut-être, les élus de la majorité, à commencer par Martin MALVY lui-même, ont reconnu que ce projet était une erreur à l’origine, que la Région continuait, et continuerait longtemps de subir.
Ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux
Le versement de la première partie du financement de la ligne Grande Vitesse Tours-Bordeux, préalable à la ligne Bordeaux-Toulouse, a été approuvé lors de cette commission permanente, avec le soutien du groupe Osons-Midi-Pyrénées, qui se réjouit de l’avancée de ce projet dont l’aboutissement devrait se situer en 2020.
Le groupe Osons Midi-Pyrénées se félicite en outre qu’à l’exception des élus EELV (qui, en votant contre, persistent dans une vision dogmatique de ce dossier), les autres groupes de la majorité initialement opposés au projet se soient associés à l’adoption de cette délibération.
Laurence ARRIBAGE, Philippe CALLEJA, Thierry DEVILLE, Jean-Claude LUCHE, Elizabeth POUCHELON, Jacques THOUROUDE
Elus du groupe Osons Midi-Pyrénées siégeant à la Commission Permanente