Entre 1.000 et 3.000 manifestants à Agen. Derrière une banderole de tête proclamant: "Nos maisons point tu toucheras, TGV sur voie existante circulera", une vingtaine d'élus, en majorité de gauche, ceints d'écharpes tricolores, brandissaient une autre banderole pour dire "Non aux lignes LGV, oui aux TGV sur les lignes existantes". Le défilé était aussi constitué de nombreux écologistes et chasseurs ainsi que de 35 associations de riverains, selon les organisateurs.
Scandant les mots "ruineux", "coûteux", "inutile" ou des slogans comme "Non à la LGV, oui au TGV", les manifestants étaient venus principalement du Lot-et-Garonne, mais aussi des Landes, de Gironde, du Tarn-et-Garonne et de Haute-Garonne. On notait aussi la présence de quelques manifestants de Limoges et du Pays Basque, ainsi que d'une association d'élus du Lot-et-Garonne qui finance une contre-expertise de la future ligne LGV.
Le projet de Ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV-SEA), dont le tronçon définitif a été dévoilé le 28 septembre par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, est constitué d'un tronçon central (Tours-Bordeaux, qui doit mettre Bordeaux à deux heures de Paris fin 2016), assorti à l'horizon 2020 des branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne (appelées Grands projets du Sud-Ouest (GPSO), mise en service 2020) et Poitiers-Limoges (2017).
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